Deux marées noires présumées, d’une superficie combinée de plus de 600 000 mètres carrés, ont été détectées dans la mer Caspienne, près de Makhachkala, au Daghestan. La pollution a été identifiée grâce à des images satellite publiées par un service de surveillance de l’environnement.
Selon l’analyse satellite, un déversement couvre environ 0,25 kilomètre carré, tandis que l’autre mesure environ 0,41 kilomètre carré, soit une superficie comparable à plus de 90 terrains de football. La pollution serait constituée de pétrole, bien que cela n’ait pas été officiellement confirmé.
Selon les analystes, l’une des nappes semble provenir d’un port pétrolier, tandis que la seconde, située à environ huit kilomètres de la route maritime Makhatchkala-Garabogaz, pourrait provenir d’un déversement provenant d’un navire.
Au moment de la publication, ni les autorités environnementales russes ni le gouvernement du Daghestan n’avaient annoncé d’enquête ni confirmé la présence d’une marée noire.
Le 25 juillet, l’Iran a accusé l’Ukraine d’avoir attaqué l’un de ses navires marchands dans la mer Caspienne, affirmant qu’un marin avait été tué. Selon le Service de sécurité ukrainien (SBU), ses drones ont frappé le même jour la plate-forme pétrolière offshore Filanovsky dans la mer Caspienne, des cargos transportant prétendument des fournitures militaires vers l’Iran et un bateau lance-missiles. Aucune des deux parties n’a signalé de conséquences environnementales résultant des attaques, et la Russie n’a fait aucun commentaire sur ces frappes.
Les experts en environnement ont mis en garde à plusieurs reprises contre la pression humaine croissante sur la mer Caspienne en raison de la production pétrolière et de la pollution du transport, du transport maritime et industrielle. La contamination par le pétrole constitue une menace pour les écosystèmes marins, les stocks de poissons et la population de phoques de la Caspienne, dont le nombre a diminué ces dernières années.
En décembre 2024, le naufrage de deux pétroliers russes dans le détroit de Kertch a provoqué une importante marée noire de fioul qui a contaminé une partie du littoral de la région de Krasnodar, la Crimée occupée et la mer d’Azov. Bien que la mer Caspienne ne soit pas reliée à la mer Noire, les environnementalistes affirment que de tels incidents mettent en évidence les risques écologiques associés au transport de produits pétroliers.
La mer Caspienne reste l’une des principales régions productrices de pétrole et de gaz au monde. Les routes de transport de pétrole et de gaz traversent ses eaux, tandis que la côte caspienne russe, y compris le Daghestan, abrite des terminaux pétroliers et des infrastructures portuaires. Les organisations environnementales détectent régulièrement la pollution pétrolière dans la mer grâce à la surveillance par satellite, bien qu’il soit souvent impossible de déterminer la source de chaque déversement sans enquête plus approfondie.