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Les forces militaires géorgiennes (août 2008)
http://www.colisee.org/article.php?id_article=2865jeudi 6 août 2009, par Mirian Méloua De 2003 (présidence Chévardnadzé) à 2008 (présidence Saakachvili), le budget militaire de la Géorgie passe de 60 à 990 millions de dollars, soit 10% du Produit Intérieur Brut. IMPORTATION D'ARMES Les fournisseurs, principalement des pays de l'ex-URSS et ses satellites, recyclent à la Géorgie des armes d'origine soviétique :
A ces pays de l'Est européen, généralement en froid avec la Russie, s'ajoutent les Etats-Unis (pistolets, fusils d'assaut, radios et uniformes), la Grèce et surtout Israël. Le cas de la Grèce est singulier puisqu'elle vend une vedette lance-missile, Dioskuria, à la Géorgie. Les fournitures d'Israël, et de l'industrie militaire israélienne parfois présente en Géorgie, sont plus significatives. 23 drones de reconnaissance (Hermès 450 et Skylark) sont exportés et donnent aux forces géorgiennes un avantage certain. S'ajouteront des systèmes de déminage, des systèmes de vision nocturne, des mitrailleuses légères, la modernisation de plusieurs dizaines de chars T-72 et celle d'avions de combat Su-25, 4 lance-roquettes multiples. STOCK D'ARMES L'armée de terre dispose de 245 chars (190 T-72, 55 T-55) et de 300 blindés (BMP, BTR, BRDM, MT-LB) et de 180 pièces d'artillerie. Les fantassins sont équipés de RPG-7, de missiles anti-chars SAGGER, FAGOT, KONKURS et de missiles sol-air portables STRELA, IGLA. La marine, basée à Poti, dispose de 8 patrouilleurs légers, 2 vedettes lance-missiles, 2 péniches de débarquement, 1 dragueur de mines et de quelques navires d'appui (19 bâtiments au total). L'armée de l'air, basée à Marnéouli, dispose d'une douzaine d'avions d'assaut Su-25, d'une douzaine d'avions d'entraînement L-29 et L-39, d'une trentaine d'hélicoptères (dont 8 Mi-24 d'attaque) et de quelques avions de transport. La défense anti-aérienne est équipée de missiles sol-air SA-8, SA-11 et SA-18. EFFECTIFS Les effectifs réels sont de 25 000 hommes, pour une autorisation initiale de 27 000, portée successivement à 32 et 37 000 (juillet 2008). La garde nationale peut aligner 15 000 hommes en cas de mobilisation générale (1). L'armée de terre est organisée en 4 brigades d'infanterie (la 1ère étant engagée en Irak) et une brigade d'artillerie. Une 5ème brigade d'infanterie et une brigade de génie sont en cours de création à l'été 2008. Les principales bases sont celles de Sénaki (à l'Ouest du pays), à Gori (au centre). Des bases seconadires comme Vaziani (à proximité de Tbilissi), subsistent. Plusieurs pays ont apporté à la Géorgie une assistance en matière d'entraînement, les Etats-Unis (2), l'Allemagne (3), la Grande-Bretagne (3) et la France (4). LE CONFLIT d'août 2008 Le 6 août, l'armée géorgienne réplique à l'arme lourde aux miliciens sud ossètes. Le 7 août, une partie de la 2ème brigade d'infanterie, les 3ème et 4ème brigade, la brigade d'artillerie (16 000 hommes, 150 chars, la quasi-totalité de l'artillerie géorgienne) sont massés à Gori, à proximité de l'Ossétie du Sud. L'autre partie de la 2ème brigade reste en position à Sénaki, à proximité de l'Abkhazie. Tskhinvali, la capitale sud ossète, est bombardée et prise d'assaut. Côté géorgien, le bilan de la guerre d'août s'établira comme suit Sources multiples dont "Histoire de la Géorgie, la clé du Caucase" de Pierre Razoux. Notes :
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