Des citoyens géorgiens sous sanctions britanniques
Le Royaume-Uni a annoncé un nouvel ensemble de sanctions contre la Russie, imposant des restrictions à 31 personnes, organisations et navires.
Le Royaume-Uni a ajouté quatre citoyens géorgiens à sa liste de sanctions : le journaliste Nikoloz Mzhavanadze, qui vit en Russie ; l’homme d’affaires pro-russe et président du parti Solidarité pour la paix, Mamuka Pipia ; Giorgi Iremadze, membre du parti ; et l’analyste pro-russe Paata Abuladze. Selon le gouvernement britannique, les sanctions visent ces individus qui propagent de la désinformation au Kremlin.
La liste des sanctions comprend également trois personnes liées aux régions géorgiennes occupées d’Abkhazie et de ce qu’on appelle l’Ossétie du Sud. Il s’agit de Marat Kambolov, le soi-disant président de la région occupée de Tskhinvali ; son prédécesseur Alan Gagloev ; et le stratège politique russe Sergei Tolmachev.
Les médias rapportent que Sergueï Tolmachev a aidé à mener la campagne électorale de Badra Gunba, le soi-disant président de l’Abkhazie occupée.
Selon le gouvernement britannique, les sanctions visent des actions qui menacent la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance de l’Ukraine.
Pourquoi le gouvernement géorgien a-t-il relancé le débat sur le traité de Georgievsk ?
Le Premier ministre Irakli Kobakhidze a déclaré que l’accord de 1783 avec l’Empire russe avait sauvé la Géorgie et la nation géorgienne.
« L’agression de la Russie contre l’Ukraine s’inscrit dans un schéma plus large de mépris de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des frontières internationalement reconnues des États voisins. Cela inclut l’occupation actuelle par la Russie des régions géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud.
Le Royaume-Uni condamne les tentatives de la Russie visant à consolider son contrôle illégal sur les régions occupées de la Géorgie, notamment par le biais des soi-disant « élections présidentielles » organisées en Ossétie du Sud le 18 septembre et des mesures ultérieures vers une annexion de facto.
Le Royaume-Uni soutient fermement la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Géorgie à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues et continue de tenir la Russie pour responsable de ses actes », indique le communiqué.
L’ensemble plus large de sanctions annoncé le 1er octobre cible également les sources de revenus russes, notamment la « flotte fantôme » et les réseaux de désinformation du Kremlin, ainsi que les individus impliqués dans des crimes contre la population civile ukrainienne.
Des citoyens géorgiens sous sanctions britanniques