Procès de Meydan TV en Azerbaïdjan
L’audience prévue dans l’affaire Meydan TV n’a pas eu lieu aujourd’hui au tribunal des crimes graves de Bakou. Les journalistes ont plutôt marqué la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai, en organisant une manifestation, en brandissant des pancartes et en scandant des slogans.
Le 6 décembre 2024, plusieurs employés de Meydan TV ont été arrêtés, notamment Ramin Deko (Jabrayilzade), Aynur Ganbarova (Elgunesh), Aysel Umudova, Aytaj Akhmedova (Tapdig), Khayala Agayeva et Natig Javadli. Ils ont été inculpés au titre de l’article 206.3.2 du Code pénal (contrebande commise par un groupe agissant en collusion). L’affaire est devenue connue sous le nom d’affaire Meydan TV.
Plus tard, les journalistes Shamshad Agha, Nurlan Libre, Fatima Movlamli, Ulviya Ali et Ahmed Mukhtar ont également été arrêtés dans le cadre de cette affaire.
En août, les charges retenues contre les journalistes ont été élargies et de nouveaux chefs d’accusation ont été ajoutés.
Meydan TV affirme que ces arrestations sont liées aux reportages critiques des journalistes.
Lors de l’audience, une seule requête a été accueillie : celle de l’avocate Shakhla Gumbatova visant à être reconnue comme avocat de la défense du journaliste Shamshad Agha. Le juge a alors annoncé que l’audience serait ajournée.
L’audience, présidée par la juge Ayten Aliyeva, a été reportée en raison de l’arrivée tardive de plusieurs avocats de la défense. Ils ont déclaré qu’ils seraient dans la salle d’audience dans un délai de 15 minutes, mais le juge n’en a pas tenu compte.
Les journalistes accusés ont ensuite déclaré qu’ils organisaient une manifestation à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai, et ont commencé à scander des slogans :
« La liberté est l’artère principale de la presse ! »
« Ensemble en liberté et en prison ! »
« Les mots ne peuvent pas être enchaînés ! »
« La liberté d’expression nous appartient – aucune prison ne peut la contenir ! »
« Internet est gratuit, mais la parole est bloquée ! »
Pendant la manifestation, des femmes journalistes ont brandi des pancartes, notamment :
« Nous sommes en prison, mais nos stylos sont libres » – Aysel Umudova
«Médias libres, personnes libres» – Ulviya Ali
« Parler, ne pas se taire, c’est de l’or » – Aytaj Tapdig
« La liberté est l’artère principale de la presse » — Khayala Agayeva
La prochaine audience est prévue le 22 mai.
Procès de Meydan TV en Azerbaïdjan