Les services fiscaux géorgiens ont déclaré avoir renvoyé l’affaire aux enquêteurs après que les agents des douanes ont découvert ce qu’ils ont décrit comme une tentative présumée de transporter des marchandises sanctionnées par l’UE de Turquie vers la Russie à l’aide de documents falsifiés.
Dans un communiqué publié jeudi, l’agence indique qu’un camion immatriculé en Azerbaïdjan est entré en Géorgie depuis la Turquie via le point de contrôle de Sarpi le 24 juillet.
Selon l’administration fiscale, le chauffeur a initialement déclaré que la cargaison – des marchandises d’origine européenne – était transportée en transit de Turquie vers la Russie. Conformément aux sanctions européennes imposées par la Géorgie, le véhicule a été restitué à la Turquie.
L’agence a indiqué que le même camion était revenu au poste de contrôle de Sarpi plusieurs heures plus tard. Lors d’une deuxième déclaration en douane, le chauffeur a présenté un certificat attestant que les marchandises provenaient de Turquie.
Les agents des douanes ont procédé à une inspection visuelle partielle après avoir développé ce que le fisc a décrit comme des soupçons raisonnables. Selon l’agence, les étiquettes d’usine sur la cargaison identifiaient l’Allemagne et la Croatie comme pays d’origine, contredisant les documents soumis.
Le service des impôts a déclaré avoir identifié des soupçons de falsification de documents et une tentative présumée de transporter des marchandises sanctionnées tout en contournant les contrôles douaniers. L’affaire a été transférée au service d’enquête du ministère des Finances de Géorgie pour suite à donner.
Cette annonce fait suite aux informations publiées par un média azerbaïdjanais pro-gouvernemental. Rapport que des chauffeurs de camion azerbaïdjanais sont bloqués depuis plusieurs jours aux postes de contrôle douanier géorgiens sans qu’on leur explique pourquoi.
Selon Rapportles retards ont principalement touché les postes frontières de Sarpi et du Pont Rouge, ainsi que le centre de dédouanement de Tbilissi.
Les chauffeurs ont déclaré au point de vente qu’ils n’avaient pas été informés des procédures ou documents supplémentaires nécessaires pour poursuivre leur voyage. Ils ont également affirmé que les agents des douanes les avaient traités avec dédain, affirmant que les fonctionnaires leur avaient demandé à plusieurs reprises d’attendre sans expliquer la raison de ces retards.
« Les informations susmentionnées ont été fournies aux agences géorgiennes compétentes, qui mettent en œuvre les mesures prévues par la législation géorgienne en réponse aux violations identifiées », a indiqué le ministère.