Après une pause d’un an, l’un des dirigeants de l’opposition abkhaze, Adgur Ardzinba, est revenu à la politique active. Cependant, pendant son absence, le député Kan Kvarchia est apparu comme la « principale figure de l’opposition » du territoire.
Ardzinba était le principal challenger du président actuel Badra Gunba lors des élections de 2025, remportant 42 % des voix au deuxième tour. Les autorités russes l’ont qualifié d’homme politique « pro-turc » et ont exercé des pressions sur lui, selon certaines informations.
Après les élections, Ardzinba s’est retiré de la politique. Il est aujourd’hui réapparu, prenant la parole lors d’un congrès de l’organisation d’opposition des anciens combattants Aruaa, puis accordant une longue interview au journaliste Inal Khashig. Les médias abkhazes affirment que cela suggère qu’il est de retour en politique.
Alors qu’il « reprenait des forces », le député Kan Kvarchia s’est imposé de manière informelle comme le leader de l’opposition. Moscou s’est montré encore plus critique à son égard, lui retirant la citoyenneté russe et l’accusant d’avoir attaqué des consultants politiques russes.
Le retour d’Ardzinba risque de diviser l’opposition en deux camps : une aile plus modérée représentée par Adgur Ardzinba et une aile plus radicale dirigée par Kvarchia.
Dans son discours au congrès d’Aruaa et dans une interview, Ardzinba a exposé plusieurs points qui constituent un programme politique.
Il a déclaré que la république avait besoin de stabilité politique intérieure et d’unité entre toutes les forces politiques face aux menaces extérieures. Il a ajouté que le monde se trouve actuellement dans une période de turbulences importantes.
Ardzinba a également déclaré – et ce n’est pas la première fois – qu’il était prêt au dialogue et à une coopération active avec le président Badra Gunba.
Le principal rival du président abkhaze se dit prêt à « se tenir à ses côtés » contre les « vautours »
Par « vautours », il entend ceux qui soutiennent des projets Russie-Abkhazie défavorables.
Adgur Ardzinba revient en politique