Salome Zourabichvili sur la liberté des médias
Le cinquième président de la Géorgie, Salome Zourabichvili, a déclaré au Varsovie Security Forum que les dernières canaux d’opposition du pays pourraient être forcés de quitter les airs. Elle a ajouté qu’il était essentiel de soutenir la lutte contre la désinformation, l’appelant une bataille contre un ennemi commun.
Lors de la session de printemps de 2025, le parti Georgien Dream Georgien au pouvoir s’est précipité à travers cinq amendements législatifs qui restreignent considérablement l’activité des médias et la liberté d’expression.
Les lois interdisent effectivement les débouchés financés à l’étranger, augmentent le contrôle de l’État sur les médias et permettent la punition des journalistes pour exprimer des opinions critiques.
En six mois, la Géorgie a adopté cinq lois restreignant les médias. Voici une ventilation
Ces lois interdisent les médias financés à l’étranger, augmentent le contrôle de l’État et punissent les journalistes pour avoir critiqué les autorités

Salome Zourabichvili:
«On craint que les derniers canaux d’opposition en Géorgie soient réduits au silence. Les premières cibles ont été des journalistes régionaux. Par exemple, Mzia Amaghlobeli, un journaliste qui a été arrêté après avoir giflé un policier qui avait craché à son visage.
Elle a passé huit mois en détention préalable et a ensuite été condamnée à deux ans de prison. Elle est l’une des journalistes les plus courageuses de la région. Nous avons désespérément besoin de ces journalistes pour gagner des batailles d’information. Pour le moment, nous ne pouvons pas gagner, car toutes les ressources, les ONG et les médias officiels sont en cours de traction constante. C’est pourquoi nous sommes obligés de compter sur les médias sociaux, y compris Tiktok.
Nous ne pouvons pas gagner ce combat seul. C’est notre lutte commune. Seuls l’Union européenne et les pays européens peuvent développer de réelles stratégies pour contrer la désinformation, que la Russie a longtemps déployée. Tout a commencé avec la propagande soviétique. N’oublions pas que Poutine n’est pas un chef militaire mais un chef du KGB. Pour traiter avec lui, nous devons unir nos efforts. C’est notre lutte commune contre un ennemi commun. »
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