Lors de la 50e session plénière du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe à Strasbourg, un nouveau groupe politique – « Patriotes pour l’Europe au Congrès » – a été formé. Il rassemble des représentants de six pays : la Géorgie (le parti au pouvoir, le Rêve géorgien), la Hongrie, l’Autriche, la République tchèque, l’Italie et l’Espagne.
Le groupe est dirigé par Anna Magyar, représentante du Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Les vice-présidents comprennent Nino Vardosanidze, membre de la délégation géorgienne, et l’homme politique tchèque Richard Vereš. Au total, le groupe est composé de 29 délégués représentant diverses structures politiques nationales et locales.
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La « souveraineté » comme thème central
Dans les déclarations du nouveau groupe, la notion de souveraineté occupe le devant de la scène. Ses représentants affirment que l’objectif est de renforcer la coopération entre hommes politiques « patriotes » et « souverainistes », notamment sur les questions de sécurité nationale.
Le groupe se considère comme une plateforme au sein du Congrès pour exprimer des opinions politiques alternatives, notamment sur la migration, la sécurité et le rôle de l’État dans les affaires internationales. Ces positions font largement écho à un discours qui a pris de l’ampleur ces dernières années parmi les partis européens de droite et d’extrême droite.
« Nous préférons la souveraineté nationale au fédéralisme, la liberté aux directives et la paix à la guerre », déclare le groupe dans son « Manifeste patriotique », qui exprime également son engagement à protéger les frontières et à mettre fin à l’immigration clandestine.
Un « petit frère »
Le groupe « Patriotes pour l’Europe au Congrès » est directement lié à une alliance politique existante au Parlement européen : « Patriotes pour l’Europe ». Selon le groupe lui-même, la nouvelle formation est un « petit frère » de cette alliance et suit les mêmes valeurs.
L’alliance du Parlement européen a été formée en 2024 avec la participation du parti Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, du Parti autrichien de la liberté et du parti tchèque ANO. Il a ensuite été rejoint par d’autres forces de droite et nationalistes, notamment le Rassemblement national français et la Ligue italienne.
Les principaux slogans de cette « famille politique » incluent la priorité à la souveraineté nationale, le scepticisme à l’égard d’une fédéralisation plus poussée de l’UE et une position dure sur la migration. Dans le même temps, le groupe semble avoir une attitude favorable à l’égard de la Russie et de son président, Vladimir Poutine.
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Georgian Dream à la recherche de partenaires
La participation de Georgian Dream au nouveau groupe intervient alors que le parti a passé plusieurs années en dehors de toute « famille politique » européenne. En 2023, il a quitté le Parti socialiste européen, après quoi il est resté sans plateforme politique affiliée.
Rejoindre le nouveau groupe peut être considéré comme une tentative de trouver de nouveaux partenaires idéologiques et institutionnels en Europe. Dans le même temps, cette décision laisse entrevoir un possible changement de positionnement du parti vers un spectre politique où dominent les thèmes de la souveraineté, des intérêts nationaux et une position critique à l’égard de l’Union européenne.
Une alliance controversée
Le parti Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orbán a été suspendu en 2019 du Parti populaire européen (PPE), le principal groupement de centre-droit de l’UE, et l’a complètement quitté en 2021, après quoi il s’est également retrouvé sans foyer politique clair.
En 2024, il a formé avec le Parti de la liberté d’extrême droite autrichien (FPÖ) et le mouvement tchèque ANO dirigé par Andrej Babiš l’alliance « Patriotes pour l’Europe ».
Toutefois, la composition des Patriotes pour l’Europe n’est pas uniforme. Ses membres ont souvent des positions divergentes sur la politique étrangère et l’élargissement de l’UE. L’alliance comprend des hommes politiques connus à la fois pour leurs déclarations pro-russes et pour leurs critiques acerbes à l’égard des institutions européennes.
La création du nouveau groupe à Strasbourg reflète donc non seulement une évolution institutionnelle, mais aussi une tendance plus large de la politique européenne : la consolidation des forces souverainistes et nationalistes.
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Patriotes pour l’Europe au Congrès