Transit Internet entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan
La signature d’un accord commercial bilatéral sur le transit du trafic Internet entre Bakou et Erevan constitue l’une des étapes pratiques les plus importantes de ces dernières années vers la coopération dans le Caucase du Sud.
Dans le cadre de l’accord entre AzerTelecom et TelecomArmenia, les deux sociétés échangeront du trafic Internet international via leurs infrastructures respectives. L’accord prévoit également la construction éventuelle d’une liaison à fibre optique reliant l’Azerbaïdjan continental au Nakhitchevan via le territoire arménien.
Bien que cet accord intervienne dans le cadre du processus de paix en cours, il ne constitue pas un règlement politique global. Les experts affirment que cela crée une nouvelle interdépendance économique et infrastructurelle entre les deux pays et pourrait renforcer la résilience numérique de la région.
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Selon Nikol Pashinyan, il a chargé le secrétaire du Conseil de sécurité arménien de contacter son homologue azerbaïdjanais, faisant part de ses inquiétudes quant à une éventuelle escalade qui devait être évitée.
En quoi consiste l’accord ?
Aux termes de l’accord, AzerTelecom acheminera le trafic Internet international à destination de l’Arménie via son réseau.
À son tour, Telecom Arménie fournira des services de transit pour le trafic Internet à destination de l’Azerbaïdjan. L’un des résultats pratiques les plus significatifs de l’accord est qu’il pourrait permettre à l’Azerbaïdjan d’établir une connexion par fibre optique avec la République autonome du Nakhitchevan via le territoire arménien.
Les deux opérateurs affirment que l’accord élargit les routes de transit de la région et améliore la résilience du réseau.
L’évaluation de l’Azerbaïdjan
Vugar Bayramov, membre du Milli Majlis azerbaïdjanais, décrit cet accord comme la contribution de l’Azerbaïdjan à l’édification d’une paix durable dans le Caucase du Sud.
Selon Bayramov, l’Arménie souhaite diversifier ses importations de divers services, notamment la connectivité Internet, et renforce sa coopération avec l’Azerbaïdjan dans le cadre de cet effort. Il affirme que de tels accords renforcent également la position géopolitique de l’Azerbaïdjan et contribuent à façonner un nouveau modèle de coopération régionale.
Alexandre Tvaradze, directeur d’une société informatique, met l’accent sur les avantages techniques de l’accord. Il affirme que l’Azerbaïdjan bénéficiera d’une voie de communication de secours supplémentaire. Même si le pays entretient déjà un lien direct avec l’Iran, des circonstances imprévues pourraient perturber ce lien. Les connexions existantes de l’Arménie avec l’Iran et la Géorgie offriraient à l’Azerbaïdjan une route alternative.
Tvaradze affirme également que l’Azerbaïdjan pourrait générer des revenus grâce au transit de données en tirant parti de sa situation géographique. Il compare ce modèle au rôle que le pays joue depuis des années en tant que plaque tournante du transit énergétique via des oléoducs et des gazoducs tels que l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC).
Il ajoute que l’accord pourrait attirer des investissements dans les infrastructures TIC et soutenir le développement de centres de données.
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Bakou rejette ces allégations, arguant que les événements se sont produits pendant des hostilités actives et que les enquêteurs n’ont trouvé aucune preuve d’un crime lors de l’échange de corps. Les autorités azerbaïdjanaises contestent également la compétence du tribunal et les preuves qui sous-tendent sa décision.

Opportunités et défis
Les analystes voient le principal avantage de l’accord dans la diversification des infrastructures numériques de la région. Des itinéraires alternatifs pour les deux pays rendraient leurs réseaux plus résilients et mieux à même de résister aux perturbations potentielles. D’un point de vue économique, l’accord pourrait également générer des revenus de transit et attirer des investissements dans le secteur des TIC.
Toutefois, les experts préviennent que l’accord crée également de nouvelles formes d’interdépendance. Étant donné qu’une partie de l’infrastructure physique passera par le pays voisin, les problèmes techniques et de sécurité pourraient devenir plus complexes.
L’accord vient également sans cadre politique global. Des questions clés, notamment les amendements à la Constitution arménienne et la signature d’un traité de paix, restent en suspens. En conséquence, la stabilité à long terme de l’accord pourrait rester incertaine.
Certains observateurs estiment que ce type de coopération pratique pourrait contribuer à renforcer la confiance entre les deux pays. D’autres préviennent qu’en période de tension politique, les projets d’infrastructure pourraient devenir des cibles vulnérables.
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Perspectives
A ce stade, l’accord reste essentiellement de nature technique et commerciale. Son succès dépendra de l’efficacité de sa mise en œuvre, ainsi que des politiques de prix et des capacités techniques des deux parties. Pour la région, cela offre également l’opportunité de renforcer le rôle du Caucase du Sud en tant que pont numérique entre l’Europe et l’Asie.
Les experts affirment que si cette initiative conduit à une coopération plus large dans des domaines tels que les transports, l’énergie et le commerce, elle pourrait encourager une intégration régionale plus approfondie. Dans le cas contraire, son impact restera probablement limité et largement technique.
L’accord de transit Internet entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie crée donc à la fois de nouvelles opportunités et de nouveaux défis. Sa principale signification réside dans le fait qu’elle établit une interdépendance fondée sur des intérêts économiques et techniques. Au fil du temps, cela pourrait jeter les bases d’une coopération plus large, mais seulement si la volonté politique et la confiance mutuelle continuent de croître.
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