Un rapport sur la Géorgie du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a été présenté lors d’une session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève. Le rapport se concentre sur les récents développements législatifs et politiques dans le pays, qui, selon l’ONU, soulèvent de graves préoccupations en matière de droits de l’homme.
Maarit Kohonen-Sheriff, directrice de la Division des opérations mondiales au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), a présenté le rapport sur la coopération avec la Géorgie.
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L’ONU affirme que l’espace civique se rétrécit
Kohonen-Sheriff a déclaré que le HCDH était préoccupé par la législation adoptée en Géorgie en 2025, arguant que les changements restreignent l’espace civique et menacent le droit de réunion pacifique.
Elle a déclaré que le bureau de l’ONU continue de recevoir des informations faisant état de violations des droits de l’homme lors des manifestations. Il s’agit notamment d’arrestations arbitraires, de mauvais traitements et d’un recours disproportionné à la force contre des manifestants et des journalistes.
« Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a noté des développements législatifs et politiques en Géorgie qui soulèvent de graves préoccupations en matière de droits humains. L’adoption de lois en 2025 a continué de restreindre l’espace civique et de porter atteinte au droit de réunion pacifique », Maarit Kohonen-Shérif a déclaré.
Le HCDH a appelé les autorités géorgiennes à enquêter rapidement, de manière indépendante et approfondie sur toutes les allégations de violations des droits humains.
Le représentant de l’ONU a également déclaré que son bureau surveillait de près les mesures prises par les autorités, notamment l’arrestation en mai 2025 de cinq agents des forces de l’ordre, en activité et anciens, pour violences présumées lors des manifestations de 2024. Elle a toutefois souligné que des enquêtes efficaces et indépendantes sur de tels cas restaient essentielles.
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Recommandation de revoir la législation récente
Le rapport de Volker Türk recommande au gouvernement géorgien de répondre à ce qu’il décrit comme de graves allégations de violations des droits de l’homme et de revoir une série de lois récemment adoptées.
Selon le rapport, les autorités devraient reconsidérer les amendements de 2025 apportés à la loi sur la radiodiffusion, au Code pénal, à la loi sur les subventions, à la loi sur les rassemblements et les manifestations et au Code des infractions administratives afin de les rendre pleinement conformes aux normes internationales relatives aux droits humains.
Le bureau des Nations Unies affirme également que tout processus législatif doit être transparent et inclure une participation significative du public.
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Société civile et médias
Le HCDH a appelé le gouvernement géorgien à rétablir un environnement favorable à la société civile.
Le rapport indique que toute restriction au financement étranger des organisations non gouvernementales et des radiodiffuseurs doit être conforme aux principes de nécessité et de proportionnalité et rester conforme aux obligations internationales de la Géorgie en matière de droits humains.
L’ONU recommande également aux autorités de renforcer leurs efforts pour lutter contre la discrimination fondée sur le genre et la violence à l’égard des femmes, tout en promouvant une plus grande égalité des sexes dans la représentation politique.
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Territoires occupés
Un chapitre distinct du rapport se concentre sur la situation des droits humains en Abkhazie et dans la région de Tskhinvali.
Le HCDH note que les mécanismes internationaux et régionaux des droits de l’homme n’ont toujours pas accès aux territoires occupés. Il appelle toutes les parties concernées à leur accorder un accès immédiat et sans entrave.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme appelle également à la levée des restrictions à la circulation à travers les frontières administratives et à la réouverture de tous les points de passage. Il exhorte les autorités à réagir efficacement aux violations des droits humains, en particulier celles qui touchent les Géorgiens de souche et les personnes déplacées à l’intérieur du pays, à garantir que les organisations internationales puissent fonctionner librement, à enquêter sur toutes les violations présumées du droit à la vie, à la torture et aux mauvais traitements, et à demander des comptes aux responsables.
Rapport de l’ONU sur la Géorgie