L’Arménie lance le recrutement de gardes-frontières
Le gouvernement arménien envisage de transférer progressivement la responsabilité de la garde de l’ensemble de la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan du ministère de la Défense aux troupes de gardes-frontières du Service national de sécurité (NSS).
Pour que cela soit possible, l’agence a besoin de personnel supplémentaire. Le gouvernement envisage donc d’élargir le NSS en introduisant le programme « J’ai l’honneur », que le ministère de la Défense gère déjà avec succès.
Dans le cadre de ce programme, les étudiants universitaires signent un contrat pour suivre une formation militaire tout en complétant leurs études. Après l’obtention de leur diplôme, ils effectuent leur service militaire sur le lieu et dans les conditions précisées dans le contrat.
Selon la nouvelle proposition, les participants serviront d’abord comme conscrits au rang de soldats dans les unités du ministère de la Défense. Ils seront ensuite transférés au NSS en tant qu’officiers commissionnés.
« Le nouveau mécanisme contribuera à renforcer le service de sécurité nationale, en particulier les troupes de garde-frontières, en recrutant du personnel possédant une formation supérieure », indique la note explicative du projet.
En vertu d’un accord intergouvernemental signé en 1992, le service des gardes-frontières du Service fédéral de sécurité russe est chargé de garder les frontières de l’Arménie avec la Turquie et l’Iran. Toutefois, ces dernières années, l’Arménie a progressivement pris des mesures pour placer entièrement la protection de ses frontières sous son propre contrôle. En 2024, les gardes-frontières russes se sont retirés de l’aéroport international de Zvartnots et des zones frontalières le long de la frontière avec l’Azerbaïdjan.
Le 1er janvier 2025, les gardes-frontières russes ont également quitté le poste frontière entre l’Arménie et l’Iran. Puis, le 1er mars, le Service de sécurité nationale arménien a assumé l’entière responsabilité de la garde du poste frontière de Margara avec la Turquie. Depuis début 2026, seuls les gardes-frontières arméniens sont en poste au poste frontière d’Akhurik, à la frontière entre l’Arménie et la Turquie.
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Report du service militaire pendant l’université en échange d’un service en tant qu’officier
Le programme « J’ai l’honneur » permet aux étudiants de différer leur service militaire obligatoire pendant leurs études universitaires. En échange, ils s’engagent à servir plus tard en tant qu’officiers commissionnés.
« Les étudiants fréquentent l’université gratuitement, l’État prenant en charge l’intégralité des frais de scolarité au taux fixé par l’université pour le programme concerné. »
Après avoir obtenu leur diplôme universitaire et terminé la formation militaire requise, les participants reçoivent le grade de lieutenant et commencent leur service contractuel.
Les officiers reçoivent leurs affectations via un système de loterie.
- Ceux qui sont formés comme commandants de peloton servent pendant deux ans et trois mois.
- Les personnes formées pour le service médical militaire servent pendant quatre ans après l’obtention de leur diplôme, suivies d’un an de résidence clinique.
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Quels autres changements le projet propose-t-il ?
Le paquet législatif comprend également des amendements à plusieurs lois régissant le service militaire, les troupes de garde-frontières du Service national de sécurité et les agences de sécurité nationale du pays.
En particulier, le projet définirait clairement les circonstances dans lesquelles les agents du NSS peuvent utiliser des armes à feu, des équipements spéciaux et la force physique.
Avant de recourir à la force, les agents devraient émettre un avertissement et accorder suffisamment de temps à la personne pour se conformer à un ordre légal, à moins que tout retard ne présente un danger immédiat. Le projet exige également que les officiers fassent usage de la force proportionnellement au niveau de résistance ou de menace. Ils devraient également prodiguer les premiers soins à toute personne blessée.
Si le Parlement adopte le paquet législatif, les gardes-frontières pourront également utiliser des appareils d’enregistrement vidéo et audio dans l’exercice de leurs fonctions.
Le projet relèverait également l’âge de la retraite des officiers supérieurs du NSS de 52 à 55 ans.
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