L’UE condamne les élections en Russie et en Ossétie du Sud
L’Union européenne ne reconnaît pas la soi-disant « élection présidentielle » qui s’est tenue le 18 septembre dans la région géorgienne de Tskhinvali (Ossétie du Sud) occupée par la Russie. Dans un communiqué, la délégation de l’UE a déclaré que les résultats des élections n’avaient aucun effet juridique.
Le ministère géorgien des Affaires étrangères a également condamné la soi-disant « élection présidentielle », la qualifiant de violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Géorgie.
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La déclaration de l’UE indique qu’elle ne reconnaît pas le cadre constitutionnel et juridique, y compris les récents amendements, en vertu duquel les élections ont eu lieu dans la région occupée par la Russie, qui a déclaré unilatéralement sa sécession de la Géorgie.
« L’UE condamne fermement les actions de Moscou visant à nommer un responsable russe président de facto de l’Ossétie du Sud, la région séparatiste occupée de la Géorgie.», indique le communiqué.
L’UE a également exprimé son inquiétude face à la signature, le 9 mai 2026, du « Traité sur l’approfondissement de la coopération alliée » et a critiqué les tentatives de la Russie de renforcer son contrôle sur l’Ossétie du Sud dans les domaines politique, militaire, économique et judiciaire.
L’UE considère que ces mesures vont à l’encontre d’une résolution pacifique du conflit et ouvrent la voie à une future annexion illégale de la région occupée par la Russie.
« De telles actions aggravent systématiquement les divisions, menacent la sécurité et la stabilité régionales et constituent une violation flagrante du droit international.« , indique le communiqué de l’UE.
Le bloc a réaffirmé son engagement en faveur d’une résolution pacifique du conflit en Géorgie, notamment à travers sa coprésidence des discussions internationales de Genève et les activités de la mission de surveillance de l’Union européenne en Géorgie.
L’UE a appelé la Russie à respecter la souveraineté de la Géorgie et à cesser toute action portant atteinte à son intégrité territoriale.
« L’Union européenne réaffirme son soutien indéfectible à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Géorgie à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues,», indique le communiqué.
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Très probablement, sa place sera bientôt prise par une personne nommée par le Kremlin.
Le 18 septembre, des « élections présidentielles » anticipées ont eu lieu en « Ossétie du Sud » occupée par la Russie. Quatre candidats y ont participé.
Cependant, qualifier cela de « course électorale » ne serait exact que dans un sens très vague, car il était clair dès le départ que le grand favori était le soi-disant « président par intérim » et « Premier ministre » Marat Kambolov, arrivé dans la région en provenance de Russie en mai 2026.
Contrairement à Kambolov, les trois autres candidats résidaient en Ossétie du Sud. Mais c’était là que s’arrêtait leur avantage. La plupart des experts les ont décrits comme des « candidats techniques » – des personnes qui n’essayaient pas sérieusement de briguer la présidence :
Zurab Kokoev, chef du parti Unité ;
Kazbek Kodoev, candidat indépendant et conseiller du recteur de l’Université d’Ossétie du Sud ;
Murat Valiev, candidat désigné par le parti des Patriotes d’Alania et employé des services de sécurité de l’État.
Aucun d’entre eux n’a fait campagne auprès de la population. Ils n’ont présenté leurs points de vue sur le développement de ce qu’on appelle l’Ossétie du Sud que lors de débats télévisés en direct.
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