La Pologne a arrêté un groupe de cinq ressortissants géorgiens pour avoir agressé un Biélorusse de 25 ans à un distributeur automatique de Varsovie fin juillet. Les suspects ont été condamnés à trois mois de détention. S’ils sont reconnus coupables, les suspects risquent jusqu’à 20 ans de prison.
Les cinq hommes ont été arrêtés pour vol qualifié et violence en bande. Selon la police, les suspects, âgés de 23 à 29 ans, ont tenté d’enlever la victime.
Selon un média polonais CMR 24les agresseurs ont jeté la victime au sol et ont tenté de l’entraîner dans leur voiture, en le frappant violemment et en lui prenant son portefeuille et son téléphone portable. Selon le média, la victime a été blessée à la tête.
L’argent volé s’élevait à environ 20 000 zloty (5 400 dollars). Les suspects ont été arrêtés le lendemain, dans un village près de Varsovie. Les enquêteurs ont retrouvé une partie de l’argent volé.
En 2025, le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé que son gouvernement faisait pression sur les États de l’UE pour qu’ils suppriment l’exemption de visa dans l’Union pour les citoyens géorgiens. Toutefois, cela nécessiterait le soutien d’une majorité qualifiée des États membres de l’UE, soit 15 des 27 États membres représentant au moins 65 % de la population totale du bloc.
La montée de l’autoritarisme en Géorgie a coïncidé avec le débat de plus en plus animé sur la migration en Pologne. Une question en particulier, celle des criminels géorgiens, est devenue un sujet brûlant. En 2024, plus de 2 500 citoyens géorgiens ont été expulsés de Pologne, ce qui représente près d’un tiers de tous les citoyens étrangers expulsés cette année-là.
Les citoyens géorgiens ont également commis le plus grand nombre de crimes par habitant parmi tous les autres groupes de citoyens étrangers. Selon la police polonaise, le taux de criminalité chez les Géorgiens a doublé depuis 2020.
Cet incident criminel a suscité l’indignation sur les réseaux sociaux géorgiens, certains utilisateurs de Facebook affirmant que les suspects nuisaient à la réputation de la communauté géorgienne et rendaient potentiellement difficile le passage des frontières de l’UE.