Augmentation du nombre d’affaires contre la Géorgie devant la CEDH
Le nombre de plaintes déposées contre la Géorgie auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a considérablement augmenté ces dernières années, selon le Centre de justice sociale (SJC). Cette tendance se reflète à la fois dans les statistiques judiciaires et dans le taux d’exécution des jugements des tribunaux.
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Selon une analyse publiée par le Centre de justice sociale (SJC), le nombre de plaintes contre la Géorgie est en forte augmentation depuis 2017. En 2016, 74 plaintes ont été déposées auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Ce chiffre a augmenté régulièrement au cours des années suivantes, pour atteindre 197 en 2025, soit plus du double.
Le nombre de dossiers pendants a également augmenté. Alors que 155 affaires contre la Géorgie étaient en cours d’examen en 2022, ce chiffre est passé à 227 en 2025.
Le nombre de plaintes adressées au gouvernement géorgien a également augmenté. Il y a eu 23 cas de ce type en 2021, 38 en 2024 et 50 en 2025. La communication de la CEDH indique qu’une plainte a été jugée suffisamment fondée pour procéder à un examen au fond.
Le centre souligne également le problème de la non-exécution des décisions de justice. Selon le Conseil de l’Europe, environ 200 jugements ont été rendus contre la Géorgie. Toutefois, le Comité des Ministres n’a clôturé la surveillance que dans 125 cas, soit 61,5 % du total, tandis que les autres restent en cours d’exécution.
Selon cette mesure, la Géorgie se classe parmi les États membres du Conseil de l’Europe les moins performants, se classant au quatrième rang en partant du bas.
Au 13 décembre 2025, 78 jugements contre la Géorgie restaient non exécutés. Parmi eux, 48 cas étaient sous surveillance renforcée et 29 sous surveillance standard.
La Géorgie verse près de 750 000 € d’indemnisation à la CEDH en 2025
Fin 2025, la Géorgie comptait encore 77 arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme non exécutés.

La surveillance renforcée concerne généralement des problèmes systémiques et de grande envergure. Ces dernières années, le nombre d’affaires phares dans cette catégorie a également augmenté, passant de cinq en 2021 à 10 en 2026.
La durée de la surveillance reste un défi de taille. Cinq dossiers sous surveillance renforcée sont en cours depuis plus de cinq ans, tandis que neuf dossiers sous surveillance standard sont également restés sans suite pendant une période prolongée.
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Le 28 mars 2026, le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a publié son rapport 2025 sur l’exécution des arrêts de la CEDH. Il a noté que même si certains pays ont réalisé des progrès évidents, des problèmes systémiques persistent, notamment en Géorgie.
D’un point de vue financier, la Géorgie a versé environ 750 000 dollars d’indemnisation en 2025, soit une forte augmentation par rapport à l’année précédente, où ce chiffre s’élevait à environ 85 000 dollars.
Depuis la ratification de la Convention européenne des droits de l’homme en 1999, 202 affaires au total ont été portées contre la Géorgie devant la CEDH.
Parmi celles-ci, 82 sont classées comme affaires « phares », impliquant des problèmes systémiques, tandis que 120 sont considérées comme des affaires répétitives.
Au total, 125 dossiers ont été clôturés, ce qui signifie que les arrêts ont été pleinement exécutés.
Augmentation du nombre d’affaires contre la Géorgie devant la CEDH