Etude sur les retraites en Géorgie
Dans 20 des 39 pays européens, les retraites ne couvrent pas les frais de subsistance de base, la Géorgie se classant en bas de la liste : les retraites de l’État ne couvrent que 22 % des dépenses essentielles.
Telles sont les conclusions d’une nouvelle étude réalisée par la société britannique Moorepay, spécialisée dans les solutions de paie et de ressources humaines. Les résultats ont été publiés par Euronews.
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Retraites et coûts réels : ce que montre l’étude
L’étude s’appuie sur les données disponibles fin octobre 2025 et évalue si les pensions de l’État sont suffisantes pour couvrir les dépenses quotidiennes de base. Il prend en compte les dépenses liées à la nourriture, aux transports, aux services publics et à d’autres produits essentiels, mais n’inclut pas le loyer.
Moorepay a compilé des données sur les niveaux moyens des retraites, tandis que les estimations du coût de la vie ont été tirées de Numbeo, une base de données reflétant les prix moyens dans tous les pays.
Les résultats mettent en évidence de fortes inégalités : dans 20 des 39 pays européens, les retraites ne couvrent même pas les dépenses minimales.
Le confort en Europe occidentale
Selon l’étude, les systèmes de protection sociale les plus solides se trouvent en Europe occidentale et septentrionale, où les retraites couvrent non seulement les besoins de base, mais les dépassent largement.
Les pays les plus performants comprennent :
- Luxembourg – 225%
- Italie – 210%
- Finlande – 208 %
- Espagne – 199%
- Danemark – 189%
- Islande – 179 %
- Norvège – 178%
- Allemagne – 176%
- Belgique – 170%
- Autriche – 165 %
- France – 160%
- Pays-Bas – 159 %
- Suède – 158 %
- Suisse – 131%
- Irlande – 126%
- Royaume-Uni – 120 %
- Pologne – 112%
- République tchèque – 108 %
- Grèce – 103%
Dans ces pays, les retraités peuvent théoriquement non seulement satisfaire leurs besoins fondamentaux, mais également conserver une réserve financière – un indicateur clé du bien-être social.
La réalité en Europe de l’Est
La situation est sensiblement différente en Europe de l’Est et du Sud-Est, où les retraites ne couvrent souvent qu’une partie des dépenses de base.
Les chiffres pour ces pays sont les suivants :
- Slovénie – 95%
- Slovaquie – 94%
- Estonie – 91 %
- Portugal – 90 %
- Monténégro – 89 %
- Lituanie – 85 %
- Croatie – 82%
- Hongrie – 81%
- Bulgarie – 78%
- Roumanie – 73%
- Serbie – 68%
- Lettonie – 65 %
- Turquie – 64%
- Macédoine du Nord – 61%
- Chypre – 58%
- Bosnie-Herzégovine – 53 %
- Moldavie – 42%
- Ukraine – 29 %
- Albanie – 29%
- Géorgie – 22%
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La Géorgie en bas de liste
Selon l’étude, la retraite de l’État géorgien ne couvre que 22 % du coût minimum de la vie, même si en réalité la situation est plus complexe que ne le suggèrent les statistiques.
Le système actuel de retraite du pays est unifié et fixe, ce qui signifie qu’il n’est pas lié aux antécédents professionnels d’un individu ni aux niveaux d’inflation réels. En conséquence, les retraites sont souvent à la traîne par rapport à la hausse des prix.
Cela est particulièrement évident dans les catégories essentielles à la vie quotidienne :
- la nourriture – notamment en raison de la hausse des prix des produits importés ;
- médicaments – compte tenu de la forte prévalence des maladies chroniques ;
- les factures de services publics, en particulier pendant la saison de chauffage ;
- transport.
Bien que l’étude n’inclue pas les frais de location, dans la pratique, cela constitue un facteur décisif pour beaucoup, en particulier pour ceux qui ne possèdent pas de logement propre.
L’un des principaux mécanismes de survie des retraités géorgiens est le soutien familial. Beaucoup dépendent de l’aide financière de leurs enfants ou d’autres membres de leur famille, créant ainsi un filet de sécurité sociale informel.
Cette tendance est particulièrement courante dans les régions, où les opportunités d’emploi sont limitées et où les retraites sont souvent la seule source de revenus stable.
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