La Géorgie convoque des chefs d’ONG sur une affaire de sabotage présumée

Le bureau du procureur général de Géorgie a convoqué les chefs de plusieurs ONG dans le cadre d’une affaire de «sabotage» présumée. Cette décision intervient après que les comptes de sept ONG d’éminents avaient été gelés, à la suite d’accusations que les organisations avaient facilité la violence contre la police lors de manifestations antigouvernementales en 2024.

Le bureau du procureur ne spécifiait pas les ONG auxquelles il faisait référence dans sa déclaration lundi.

Nino Dolidze, qui dirigeait auparavant la Société internationale pour les élections équitables et la démocratie (ISFed) en 2024, a déclaré qu’elle était l’une de celles convoquées.

L’enquête est en cours pour le «sabotage, la tentative de sabotage dans des circonstances aggravantes, l’assistance dans les activités hostiles aux organisations étrangères et aux organisations sous contrôle étranger et à la mobilisation de fonds pour les activités dirigées contre la structure constitutionnelle de la Géorgie et les fondements de la sécurité nationale», a indiqué le bureau du procureur général.

ISFED était l’une des ONG qui avait surgelé son compte congelé quelques jours auparavant, avec la Fondation de la société civile, l’Institut pour le développement de la liberté d’information (IDFI), le Social Justice Center (SJC), Sapari, la géorgienne démocratique (GDI) et les défenseurs de la démocratie.

Suivi de la montée de l'autoritarisme en Géorgie

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Le bureau du procureur général a demandé l’utilisation de la mesure punitive dans le cadre de l’affaire plus large de «sabotage», qui a été lancée en février, à la suite d’une demande soumise par un groupe pro-gouvernemental, et a affecté un large éventail de critiques du gouvernement.

Après la congélation des comptes, le média pro-gouvernemental TV iMedi a publié une liste d’équipements de protection de base Acheté par certaines des ONG, affirmant que c’était la preuve utilisée pour geler leurs comptes.

L’équipement comprenait des masques, des respirateurs, des lunettes de protection et d’autres matériaux utilisés lors des manifestations, y compris par des journalistes qui étaient là dans le cadre de leurs fonctions professionnelles.

Les actions contre les ONG ont été largement condamnées, à la fois par la société civile en Géorgie et par les alliés traditionnels du pays en Occident.