Arrestations suite à des publications sur les réseaux sociaux en Géorgie
Le 22 juillet 2026, le tribunal municipal de Tbilissi a condamné le journaliste et animateur de Formula TV Vakho Sanaia à 14 jours de détention administrative pour des messages qu’il avait publiés sur Facebook. La décision a été rendue par le juge Zviad Tsekvava.
L’affaire contre Sanaia a été lancée suite à des publications sur Facebook concernant le président du Parlement Shalva Papuashvili et le député Vladimer Bozhadze. Bozhadze représente le parti socialiste européen depuis 2025, bien qu’il soit entré au parlement sur la liste du parti au pouvoir, le Rêve géorgien, après les élections législatives de 2024.
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Le Département du discours de haine, créé au sein du ministère de l’Intérieur, a renvoyé l’affaire devant le tribunal municipal de Tbilissi pour examen juridique.
À la suite d’une enquête menée par le département, Sanaia a été condamnée à une amende de 6 000 lari le 10 juillet.
Dans le message qui a conduit à l’amende, Sanaia a écrit : « J’espère que personne n’a appelé (Vladimer Bozhadze) d**k, car la loi interdit d’appeler Lado d**k. Je voudrais également exhorter tout le monde à ne pas appeler Lado ad**k. »
Après avoir été condamnée à une amende, Sanaia a publié un autre message de nature similaire sur les réseaux sociaux : « J’ai écrit un message disant : ‘N’appelle pas Papuashvili et Bozhadze, merde’, et j’ai été condamné à une amende de 6 000 lari. Est-ce que j’ai raté quelque chose ? Appelez-les. »
Le 18 juillet, Sanaia a déclaré que le tribunal l’avait contacté par courrier et l’avait informé qu’une audience était prévue pour son affaire.
Sanaia n’a pas assisté à l’audience du tribunal.
« Je ris » a-t-il écrit sur les réseaux sociaux après l’annonce de sa condamnation à la détention administrative.
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Ces restrictions ont été introduites alors que les tribunaux entendaient une série de procès très médiatisés impliquant des prisonniers politiques.
Bref aperçu du département
Les procédures administratives concernant les opinions exprimées dans la sphère publique sont engagées sur la base de rapports établis par le Département des discours de haine, créé au sein du ministère de l’Intérieur.
Le nouveau département est opérationnel depuis le 1er juin.
Son mandat est de surveiller et d’identifier les déclarations publiques qui portent atteinte à la dignité humaine, contiennent des insultes ou des éléments de discours de haine, lorsqu’elles peuvent constituer une infraction administrative.
Selon Radio Free Europe/Radio Liberty, entre le lancement du département et le 2 juillet, 170 infractions présumées ont été identifiées, dont 150 ont été portées devant les tribunaux.
Sur ces 150 affaires, des décisions avaient été rendues dans 33 à cette date. Trente et une personnes ont été verbalisées et deux ont reçu des avertissements verbaux. La plupart des personnes condamnées à une amende étaient des militants. Vakho Sanaia est devenu le premier journaliste à être condamné à une amende sur la base d’un rapport rédigé par le département.
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