Le député républicain américain Joe Wilson a déclaré que la Géorgie reste un pays stratégiquement important dans le Caucase du Sud, dans un contexte de concurrence géopolitique croissante et d’influence extérieure croissante dans la région.
Dans une interview accordée à Radio Free Europe/Radio Liberty, M. Wilson a souligné l’importance des processus démocratiques, ajoutant que « le peuple géorgien mérite des élections véritablement libres et équitables ».
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« La Géorgie a passé des années à chercher à s’intégrer à l’Occident et était considérée comme un membre potentiel de l’OTAN, mais elle dérive désormais dans la sphère d’intérêt stratégique de Téhéran. »
Ce que le député a dit
« Le peuple géorgien mérite des élections libres »
Joe Wilson relie également sa position sur la Géorgie, en partie, à son expérience personnelle.

« Depuis longtemps, le peuple géorgien est pour moi une source d’inspiration. J’ai eu l’honneur de visiter Tbilissi et de rencontrer les courageux citoyens géorgiens. Mes quatre fils ont également servi à l’étranger aux côtés des soldats géorgiens, et je peux affirmer avec certitude que les troupes géorgiennes sont exceptionnellement courageuses et très professionnelles. Cela m’a rassuré de savoir que mes fils servaient avec eux.
C’est cette admiration pour le peuple géorgien qui façonne ma position : il mérite d’être reconnu et, plus important encore, d’avoir des élections véritablement libres et équitables. C’est d’une importance cruciale. Aujourd’hui, la trajectoire plus large de l’histoire évolue en faveur des processus démocratiques et d’un environnement électoral crédible », déclare M. Wilson.
Le député estime qu’il existe une tendance mondiale au renforcement des processus démocratiques et que cela devrait également se refléter en Géorgie.
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Concurrence géopolitique et importance du port d’Anaklia
Le député met particulièrement l’accent sur l’influence croissante de la Russie et de la Chine dans la région. Selon lui, le Caucase du Sud se trouve à un « carrefour stratégique » et le port en eau profonde d’Anaklia devrait être considéré comme un élément d’infrastructure d’une importance cruciale.
« L’une des principales préoccupations qui nous préoccupent est la coopération croissante entre la Russie et le Parti communiste chinois, notamment en ce qui concerne Anaklia », dit-il.
Il explique que l’intérêt de la Chine est lié au contrôle du transport de minéraux rares en provenance d’Asie centrale. Selon Wilson, il est essentiel pour les États-Unis que cette infrastructure reste ouverte et ne tombe pas sous la domination de Pékin.
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Changements régionaux et influence de la Russie
Wilson examine également la situation régionale plus large, affirmant que l’influence de la Russie s’affaiblit dans un certain nombre de pays. Il cite comme exemples la Moldavie, la Roumanie et l’Arménie où, selon lui, les efforts de Moscou ont été moins efficaces.
Le député met particulièrement l’accent sur la Syrie, où, selon ses propres termes, il y a eu un « effondrement de l’influence russe » et la fin d’une dictature de longue date. Dans le même temps, il parle positivement des progrès diplomatiques entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, suggérant qu’une telle coopération pourrait servir de modèle souhaitable pour la Géorgie.
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L’Iran, les préoccupations en matière de sécurité et de renseignement
Le député exprime également ses inquiétudes quant à un éventuel rapprochement entre la Géorgie et l’Iran. Il affirme que certains rapports font état d’un certain degré de coopération, y compris d’un éventuel échange de renseignements.
« Divers rapports font état d’une coopération pouvant inclure le partage de renseignements. Ceci est particulièrement préoccupant compte tenu de la dure répression menée par les autorités iraniennes contre la dissidence, y compris le meurtre de dizaines de milliers de manifestants.
À mon avis, de telles actions et ces liens ne reflètent pas la volonté et les aspirations des Géorgiens – qui ont toujours démontré leur attachement à la liberté et à l’indépendance », a déclaré Wilson.
« La paix par la force » et stratégie mondiale
Wilson aborde également la politique étrangère américaine, faisant référence à l’approche du président Donald Trump, qui comprenait un engagement auprès de divers régimes hostiles. Cependant, il affirme que cette expérience montre que les régimes autoritaires ne peuvent pas être contenus par la seule diplomatie.
« Nous sommes dans une période marquée par un contraste fondamental : les systèmes autoritaires fondés sur la force sont en concurrence avec les systèmes démocratiques fondés sur l’État de droit », dit-il.
Selon Wilson, c’est la raison pour laquelle les coalitions internationales se renforcent, y compris en Europe, où l’OTAN s’est élargie et où la sécurité collective s’est renforcée.
Il évoque également son initiative législative, la « loi contre le contrôle chinois dans le Caucase », qui, selon lui, vise à limiter l’influence du Parti communiste chinois dans les régions stratégiques.
« Nous voyons déjà des pays asiatiques comme le Japon et la Corée du Sud renforcer leur défense et leurs partenariats basés sur le principe de « la paix par la force ». Une coopération similaire émerge entre l’Australie et les Philippines. «
Globalement, nous sommes dans une période marquée par un contraste fondamental : les systèmes autoritaires fondés sur la force sont en concurrence avec les systèmes démocratiques fondés sur l’État de droit. Cette dynamique est devenue particulièrement évidente après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 et lors des conflits ultérieurs.
Il est encourageant de constater que la résilience face à l’autoritarisme augmente partout dans le monde. Je crois que cet élan mènera à terme à des élections libres et équitables en Géorgie également », a déclaré le membre du Congrès.
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L’influence américaine et le choix de la Géorgie
À la question de savoir si Washington dispose d’outils suffisants pour contrer l’influence de la Chine dans la région, Wilson répond que « les instruments diplomatiques, économiques et politiques peuvent tous être efficaces ».
Il ajoute que l’objectif principal n’est pas la confrontation, mais « garantir que les atouts clés restent indépendants et ouverts ».
Un message pour la Géorgie
À la fin de l’entretien, Wilson délivre un message à la fois à la société géorgienne et aux autorités, soulignant que le principe fondamental de la politique américaine reste inchangé : le soutien aux valeurs démocratiques.
« L’objectif ultime est clair : des élections libres et équitables qui reflètent la volonté du peuple », dit-il.
Selon lui, malgré les difficultés politiques, la Géorgie bénéficie d’un large soutien bipartisan aux États-Unis, ce qu’il décrit comme « un signal fort » pour l’avenir démocratique du pays.
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