Les autorités géorgiennes se sont engagées à interdire certains articles en plastique à usage unique, notamment les assiettes et les gobelets, à partir de 2026. Le gouvernement a déjà soumis le projet de loi au Parlement et demande qu’il soit accéléré.
Zurab Ezugbaia, vice-ministre de l’Environnement et de l’Agriculture, s’est exprimé mardi sur cette question au Parlement, en discutant des risques associés aux produits en plastique à usage unique, y compris leur impact sur la santé humaine.
« Après des consultations avec le secteur des entreprises, nous sommes parvenus à un accord selon lequel les tasses, assiettes, couteaux, pailles et autres articles à usage unique seront interdits », a-t-il ajouté, cité par IPN.
Ezugbaia a précisé que les entités commerciales seront autorisées à écouler les stocks existants importés avant l’entrée en vigueur de l’interdiction.
Selon les informations publiées sur le site Internet du ministère de l’Environnement, des modifications de la réglementation gouvernementale sur les produits en plastique entreront en vigueur le 1er janvier 2026. La réglementation interdirait l’importation, la production et la mise sur le marché de certaines matières plastiques liées aux produits alimentaires.
Après l’entrée en vigueur de la loi, les vendeurs et les restaurants seront autorisés à utiliser tous les articles en plastique à usage unique qu’ils ont déjà en stock pendant une période de trois mois.
Les établissements de restauration collective auront six mois pour cesser de servir à leurs clients des produits dans des contenants et gobelets en plastique à usage unique.
Parallèlement aux modifications apportées à la réglementation gouvernementale, des modifications législatives ont également été préparées dans le code de gestion des déchets, qui permettraient au gouvernement d’interdire ou de restreindre la mise et la vente de certains produits sur le marché dans des « cas particuliers ».
Selon la réglementation actuelle, seule la restriction ou l’interdiction du « placement sur le marché » était possible. Selon la loi géorgienne, le placement sur le marché fait référence à la première introduction d’un produit sur le marché sur le territoire douanier géorgien, que ce soit par le biais de la production nationale, de l’importation, de la location ou d’autres moyens.
Selon la note explicative du projet de loi, la nouvelle version couvrira, outre le placement initial d’un produit, également les étapes ultérieures de sa commercialisation.
Les produits en plastique ne sont pas directement mentionnés dans le projet de loi lui-même ; ils sont cependant précisés dans la note explicative, qui cite des études sur l’utilisation excessive du plastique et ses méfaits en Géorgie.
Le communiqué du ministère de l’Environnement précise que la production des matières plastiques ciblées à des fins d’exportation ne sera pas interdite. Toutefois, toute personne souhaitant le faire est tenue d’en informer le ministère.
Selon les données 2024 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la production et les importations de plastique en Géorgie ont augmenté de 71 % au cours de la dernière décennie.
« Le nombre de décharges illégales est également en augmentation, souvent situées dans les vallées fluviales et le long des zones côtières », a déclaré l’organisation.