Une porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a fait écho au gouvernement géorgien en affirmant que l’Occident « tord les bras » des Géorgiens qui tentent de défendre leur souveraineté. Elle a déclaré lors d’un point de presse le 20 novembre que les événements récents en Géorgie montrent que plus le pays fait de concessions à l’Occident, plus ses exigences deviennent grandes.
Lors du même point de presse, Zakharova a ajouté que les puissances occidentales tentent d’entraîner le Caucase du Sud dans des jeux géopolitiques dangereux.
Elle a également déclaré que les portes restaient ouvertes à la Géorgie pour participer au format « 3+3 », la prochaine réunion de la plateforme devant avoir lieu à Bakou ou à Erevan.
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Selon le ministère des Affaires étrangères, plus de 1,5 million de citoyens géorgiens résident à l’étranger.
Les déclarations de Maria Zakharova

« Les actions de l’UE sont motivées par un plan visant à affronter la Russie. Les menaces et les pressions sont devenues monnaie courante dans la politique de Bruxelles dans la région. La situation a dégénéré en sanctions et en chantage contre des populations entières. «
La Géorgie en est un exemple frappant. Les Géorgiens sont littéralement « tordus » et punis pour avoir tenté de défendre leur propre souveraineté. Il ne s’agit pas de former une coalition avec qui que ce soit ou de soutenir un acteur en particulier, mais simplement du fait que les citoyens de leur propre pays ont décidé de vivre selon leurs propres lois. Apparemment, c’est un avertissement pour les autres. Il est clair que les responsables européens ne se soucient des choix des citoyens que lorsque les résultats contribuent à transformer le pays en un pion dans le « grand jeu ». Dans le même temps, les forces politiques qui défendent les intérêts occidentaux ont tout permis, surtout avec les importantes sommes d’argent qu’elles reçoivent.
Il convient d’attirer l’attention sur une publication des médias géorgiens du 13 novembre à 15 heures, qui partageait une copie d’une lettre d’un « haut fonctionnaire de l’UE ». La lettre contenait une déclaration antigouvernementale que les citoyens épris de liberté et soutenant les intérêts de la Géorgie étaient censés lire lors d’une prochaine manifestation. Dix minutes plus tard, devant le Parlement, une personnalité de l’opposition a lu à haute voix, mot pour mot en géorgien, le texte reçu de Bruxelles. Cela soulève des questions sur les « marionnettistes » et sur les raisons pour lesquelles les lois des pays tiers sur les « agents étrangers » suscitent la colère des responsables européens. Ils exposent les mécanismes des actions de l’UE et de l’OTAN dans d’autres pays, où ils n’ont aucun droit d’intervenir.
Globalement, la situation en Géorgie permet de tirer une conclusion importante : plus le pays fait de concessions à l’Occident, plus ses exigences augmentent.»
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