Après le 67e cycle des discussions internationales de Genève, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que Moscou restait attaché aux négociations et a de nouveau appelé à un accord juridiquement contraignant sur le non-recours à la force entre la Géorgie, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud.
Les discussions ont eu lieu à Genève du 30 juin au 1er juillet sous la coprésidence des Nations Unies, de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et de l’Union européenne. Des représentants de la Géorgie, de la Russie, des États-Unis, de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud y ont participé.
Les Discussions internationales de Genève ont été établies après la guerre d’août 2008. Les pourparlers ont lieu régulièrement sous la coprésidence de l’Union européenne, des Nations Unies et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Des représentants de la Géorgie, de la Russie et des États-Unis y participent, aux côtés de représentants des autorités autoproclamées de Tskhinvali (Ossétie du Sud) et d’Abkhazie. La Géorgie, les Nations Unies et la majeure partie de la communauté internationale considèrent les deux régions comme des parties de la Géorgie sous occupation russe.
Porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères : Minsk est un « lieu neutre et acceptable » pour les discussions de Genève
« La Russie a présenté cette proposition il y a plusieurs années et a reçu le soutien de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. »
Selon le ministère russe des Affaires étrangères, Moscou considère le format de Genève comme offrant « un cadre fiable pour un dialogue direct et continu entre Tbilissi, Soukhoumi et Tskhinvali ». Il affirme que les pourparlers visent à « restaurer les relations post-conflit ».
Le ministère a également fait valoir que « le mandat existant devrait désormais déboucher sur des mesures pratiques pour assurer la sécurité de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud ». Il a déclaré qu’« un accord juridiquement contraignant de non-recours à la force entre la Géorgie et les deux républiques souveraines est nécessaire ». Selon le ministère, un tel accord donnerait un nouvel élan aux négociations et renforcerait la stabilité régionale.
Moscou affirme qu’un tel accord est devenu plus nécessaire dans le contexte d’une coopération approfondie entre l’OTAN et la Géorgie.
Le communiqué indique que l’OTAN mène des exercices militaires et d’autres activités de formation en Géorgie. La Russie décrit ces activités comme un risque pour la sécurité.
Le ministère russe des Affaires étrangères a également déclaré que la situation actuelle était « relativement calme ». Il a salué les mécanismes établis dans le cadre des discussions internationales de Genève, notamment des séries régulières de pourparlers, des lignes d’assistance téléphonique 24 heures sur 24 et des réunions du Mécanisme de prévention et de réponse aux incidents (IPRM) à Ergneti, près de la zone de conflit entre la Géorgie et l’Ossétie du Sud.
Moscou a également appelé au rétablissement du mécanisme équivalent qui fonctionnait auparavant à Gali, en Abkhazie. Il a également exhorté les parties à entamer « le processus de délimitation de la frontière entre la Géorgie et l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud ».
Le communiqué critique également la position de la Géorgie sur les questions humanitaires. Le ministère russe des Affaires étrangères a accusé Tbilissi de politiser la question et a déclaré que cela entravait un dialogue constructif dans le cadre des discussions internationales de Genève.
Moscou a également critiqué la résolution annuelle de l’Assemblée générale des Nations Unies, initiée par la Géorgie, sur le droit des personnes déplacées et des réfugiés à rentrer chez eux.
Selon le ministère russe des Affaires étrangères, discuter de cette question à l’ONU viole un accord selon lequel ces questions devraient être abordées dans le cadre des discussions internationales de Genève, où, selon lui, « les représentants de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud ont l’occasion de présenter leurs points de vue ».
Opinion : « Le contrôle des corridors, et non des territoires, devient décisif »
Dans le nouveau système, les rôles des États régionaux évoluent : l’Azerbaïdjan apparaît comme une plaque tournante clé, l’Arménie comme un acteur adaptatif, tandis que la Géorgie risque de perdre son agence.

Suite à la guerre d’août 2008 entre la Géorgie et la Russie, le dialogue direct entre les deux pays a pris fin. Dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu du 12 août 2008, les parties ont créé les discussions internationales de Genève, un forum où les représentants de la Russie, de la Géorgie, de Soukhoumi et de Tskhinvali, ainsi que les organisations internationales, pourraient discuter d’une série de questions humanitaires et de sécurité.
Les participants organisent quatre séries de conférences chaque année.
67ème cycle des Discussions internationales de Genève