Le président sud-ossète Alan Gagloev démissionne

Le président de l’Ossétie du Sud, Alan Gagloev, a annoncé sa démission et sa transition vers un poste au Kremlin. Sa démission intervient une semaine après qu’un responsable russe a été nommé Premier ministre d’Ossétie du Sud suite à la signature d’un accord décrit par Gagloev comme le « début de la réunification du peuple ossète ».

Gagloev a annoncé sa démission mardi dans un discours vidéo. Dans son discours, il a indiqué avoir rencontré lundi le président russe Vladimir Poutine, qui lui a proposé un poste de conseiller au sein de l’administration du Kremlin et un rôle dans la mise en œuvre des accords entre Moscou et Tskhinvali (Tskhinval), notamment l’accord signé le 9 mai sur l’approfondissement de la coopération alliée entre l’Ossétie du Sud et la Russie.

« Aujourd’hui, notre tâche est de garantir que notre rêve le plus cher se réalise : surmonter le sort d’un peuple divisé et réunir l’Ossétie du Nord et la Grande Russie », a-t-il déclaré.

Gagloev a déclaré qu’il avait accepté l’offre et qu’au moment de son discours, il se retirait de ses fonctions de président. Dans sa déclaration, il a souligné que l’alliance avec la Russie est, à son avis, le choix historique du peuple ossète et a appelé les habitants de la république à soutenir les nouveaux dirigeants. Il a décrit son service en Ossétie du Sud comme « le plus grand honneur » de sa vie.

Selon les dispositions constitutionnelles de la république, les fonctions présidentielles par intérim sont transférées au Premier ministre Marat Kambolov, nommé une semaine avant la démission de Gagloev.

Alan Gagloev est arrivé au pouvoir en Ossétie du Sud à la suite de l’élection présidentielle de 2022, au cours de laquelle il a battu le président sortant Anatoly Bibilov au deuxième tour. Selon la Commission électorale centrale d’Ossétie du Sud, Gagloev a obtenu 56 % des voix.

Avant de devenir président, Gagloev s’est engagé en politique au sein du mouvement Nykhas, qui se positionnait comme une force d’opposition modérée et critiquait la corruption et le caractère fermé du système politique.

En 2017, il s’était déjà présenté à la présidence mais avait perdu face à Bibilov, après quoi il avait créé sa propre structure politique, l’Union alanienne, qui a ensuite fusionné avec Nykhas.

Sa présidence a été marquée par une démarche vers une intégration politique et économique plus approfondie avec la Russie, notamment par la signature en mai 2026 d’un accord élargissant la coopération alliée entre les deux parties.

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