Les Pays-Bas ont suspendu la participation des représentants du gouvernement géorgien dans leur programme de formation d’État de droit Matra, citant la «situation détériorée rapide en Géorgie et le cours des autorités».
Le ministère néerlandais des Affaires étrangères a annoncé la suspension dans un poste sur X lundi soir.
Dans le même poste, le ministère a appelé les autorités géorgiennes à « assumer leurs responsabilités en vertu du droit international: poursuivre les responsables de la violence contre les manifestants et les journalistes, la libération de tous les prisonniers politiques et l’annulation de toute législation répressive ».
Le programme de formation sur l’état de droit de Matra vise à renforcer les capacités institutionnelles au sein des organisations gouvernementales dans le domaine de l’état de droit. Il travaille avec des représentants du gouvernement de 10 pays, à l’exclusion de la Géorgie – l’Arménie est le seul autre pays du Caucase du Sud.
Dans un article séparé sur Facebook, l’ambassade des Néerlandais en Géorgie a souligné que près de 200 responsables géorgiens et des fonctionnaires avaient été formés par le programme au fil des ans, notant qu’il s’agissait d’une «décision difficile» de suspendre leur participation.
«Nous espérons sincèrement que la situation dans le pays s’améliorera pour que nous puissions accueillir à nouveau les participants géorgiens à l’avenir», a écrit l’ambassade.
Depuis l’annonce de novembre interdisant les progrès de l’adhésion de l’UE en Géorgie jusqu’en 2028 et la répression brutale des manifestations qui en résultent, un certain nombre de pays occidentaux ont annulé des programmes et des projets conjoints et les responsables géorgiens ont reçu des invitations notamment moins aux fonctions de l’UE.
Plus récemment, le ministère danois des Affaires étrangères a annoncé que la Géorgie ne serait pas invitée à une réunion informelle des ministres des Affaires européennes prévue du 1er au 2 septembre à Copenhague, à la suite du « précédent de la présidence polonaise » en n’invitant pas la Géorgie aux réunions de l’UE.
La Géorgie était auparavant exclue d’un rassemblement des ministres des Affaires étrangères de l’UE du 7 au 8 mai à Varsovie pour discuter des «défis de la politique étrangère et de sécurité de l’Europe».