Nauru révoque la reconnaissance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud

Le ministère géorgien des Affaires étrangères a déclaré que Nauru avait retiré sa reconnaissance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. La petite nation insulaire du Pacifique a officiellement reconnu les deux en 2009. Elle était l’un des cinq États membres de l’ONU à avoir reconnu l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, aux côtés de la Russie, du Nicaragua, du Venezuela et de la Syrie.

Le ministère géorgien des Affaires étrangères a publié un communiqué indiquant que Nauru avait pris la décision le 21 juillet.

« La décision susmentionnée confirme une fois de plus que le respect et la protection des normes du droit international constituent le fondement de relations internationales saines », peut-on lire, ajoutant que la Géorgie est prête à établir des relations avec Nauru.

Le ministère des Affaires étrangères de Nauru n’a pas publié de déclaration à ce sujet. Cependant, la page Facebook officielle du gouvernement, régulièrement mise à jour, ne fait aucune mention de cette décision.

Au moment de la publication, il n’y a eu aucun commentaire officiel de la part de l’Ossétie du Sud ou de l’Abkhazie concernant le retrait.

L’ancien président abkhaze Raul Khajimba (à gauche) rencontre l’ancien président de Nauru, Baron Waqa, en novembre 2017. Photo officielle.

Nauru, un petit pays insulaire de l’océan Pacifique Sud comptant environ 12 000 habitants, a reconnu l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud en décembre 2009. Le média russe axé sur les affaires Kommersant avait rapporté à l’époque qu’elle avait demandé à la Russie « 50 millions de dollars pour des projets sur l’île ».

Lorsqu’on lui a demandé le même mois si l’argent était considéré comme une forme de paiement en échange de la reconnaissance, Sergueï Shamba, alors ministre des Affaires étrangères de l’Abkhazie, a répondu qu’« on n’établit pas de relations diplomatiques de cette façon (…) même si bien sûr, toute la pratique internationale est dans une certaine mesure un pur marchandage ».

Il rejoint deux autres pays du Pacifique Sud qui ont retiré leur reconnaissance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud : Vanuatu et Tuvalu, qui ont tous deux rompu leurs relations diplomatiques avec Soukhoumi (Sukhum) et Tskhinvali (Tskhinval) en 2011.

Depuis la destitution du président syrien Bachar al-Assad fin 2024, de nombreuses spéculations ont été lancées quant à savoir si le gouvernement de transition syrien retirerait également sa reconnaissance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud. Cependant, il n’y a pas encore eu de changement officiel dans la position officielle de Damas.

Pour faciliter la lecture, nous choisissons de ne pas utiliser de qualificatifs tels que « de facto », « non reconnu » ou « partiellement reconnu » lorsque nous discutons des institutions ou des positions politiques en Abkhazie, au Haut-Karabakh et en Ossétie du Sud. Cela n’implique pas une prise de position sur leur statut.