Nouvelles règles pour les étrangers en Géorgie
Le parti au pouvoir en Géorgie, le Rêve géorgien, a accéléré les amendements à la loi sur le statut juridique des étrangers et des apatrides. Le gouvernement affirme que ces changements visent à renforcer les efforts de lutte contre l’immigration clandestine.
Selon la note explicative accompagnant le projet de loi, les amendements introduisent des motifs juridiques supplémentaires pour refuser un visa géorgien ou l’entrée dans le pays. Ils élargissent également les motifs de cessation du droit de séjour d’un étranger en Géorgie et d’expulsion. Le paquet définit également de nouveaux critères pour évaluer le risque de fuite d’un ressortissant étranger et introduit des mécanismes pour identifier les mariages simulés.
Le Parlement a approuvé le paquet législatif en première lecture le 23 juin 2026. Le ministère de l’Intérieur a rédigé les amendements et a déclaré que les nouvelles règles répondent aux « défis migratoires modernes » tout en créant un système plus efficace, transparent et sûr pour réglementer le séjour des ressortissants étrangers en Géorgie.
La Géorgie va renforcer les réglementations pour les étudiants étrangers
Les amendements doivent être examinés le 23 juin
Nouvelles exigences pour les étudiants étrangers
Selon les nouvelles règles, les étudiants étrangers devront fournir un certificat de langue internationalement reconnu et/ou réussir un examen dans une langue étrangère ou dans la langue géorgienne administré par le Centre national d’évaluation et d’examens de Géorgie.
Le gouvernement affirme que cette mesure vise à empêcher les étudiants de s’inscrire à des programmes de langues étrangères sans le niveau de compétence linguistique requis.
Le projet de loi oblige également les établissements d’enseignement à télécharger les informations vers un système d’information unifié. Le système enregistrera l’éligibilité d’un étudiant étranger à l’admission, à l’inscription, à la suspension, à l’expulsion, à la réintégration, au transfert, à l’obtention du diplôme et à d’autres informations pertinentes. Les autorités nationales compétentes auront accès à cette base de données.
Les modifications introduisent également une responsabilité administrative pour les établissements d’enseignement qui ne respectent pas les exigences d’inscription des étudiants étrangers. Les sanctions peuvent inclure des amendes ainsi que des restrictions sur l’admission des étudiants étrangers.
Le paquet législatif modifie également les règles régissant les permis de séjour délivrés à des fins d’études. Selon la nouvelle approche, les adultes ne pourront prétendre à ce type de permis de séjour que s’ils sont inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur ou une école professionnelle agréé.
Les modifications précisent également les motifs de révocation d’un permis de séjour pour études. Les autorités peuvent annuler le permis si un étudiant étranger ne satisfait pas aux exigences académiques, ne respecte pas les conditions d’emploi ou reste hors de Géorgie plus longtemps que la période autorisée par la loi.
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Nouvelles règles pour les permis de séjour fondés sur le mariage
Le projet de loi introduit également des modifications aux permis de séjour délivrés aux ressortissants étrangers qui épousent des citoyens géorgiens.
Les amendements créent une nouvelle catégorie de permis de séjour pour les conjoints de citoyens géorgiens. Les ressortissants étrangers recevront ce permis avant de devenir éligibles à la résidence permanente.
Avant de délivrer le permis, les autorités vérifieront que le mariage est authentique. Une commission spéciale évaluera chaque cas et déterminera si le mariage est authentique.
En vertu des amendements, contracter un faux mariage entre un citoyen géorgien et un ressortissant étranger deviendra une infraction pénale si le but est d’obtenir la citoyenneté géorgienne, un permis de séjour ou toute autre base légale pour rester en Géorgie.
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Au cours de l’année écoulée, le Département des migrations a expulsé plus de migrants illégaux qu’au cours des dix années précédentes combinées.

Interdictions d’expulsion et d’entrée
Le projet de loi adopte également une approche plus stricte en matière d’expulsion des ressortissants étrangers de Géorgie.
Les étrangers qui enfreignent la loi pourraient être expulsés et se voir interdire de rentrer dans le pays pendant deux à dix ans.
Les amendements introduisent également des sanctions supplémentaires, notamment des amendes, une assignation à résidence d’une durée comprise entre un et deux ans ou une peine de prison pouvant aller jusqu’à deux ans.
Le paquet législatif permet également aux autorités de remplacer le reste de la peine d’un prisonnier étranger par une expulsion de Géorgie et une interdiction de rentrer dans le pays.
En outre, les amendements confèrent au département des migrations du ministère de l’Intérieur le pouvoir de mener des mesures opérationnelles et d’enquête visant à prévenir et à combattre l’immigration clandestine.
Le projet de loi introduit également des modifications aux procédures judiciaires. Il raccourcit les délais de recours contre les décisions, impose des délais plus stricts pour l’examen des affaires et, dans certains cas, permet aux tribunaux d’examiner des affaires sans tenir d’audience.
Nouvelles règles pour les étrangers en Géorgie