Selon l’analyste politique Paata Zakareishvili, la création d’un département spécial contre les discours de haine au sein du ministère géorgien de l’Intérieur vise la liberté d’expression et la liberté d’expression. Cependant, il estime que son principal effet sera la dissuasion plutôt que la répression à grande échelle.
Zakareishvili affirme que les autorités comptent sur la population pour s’autocensurer afin d’éviter d’éventuels problèmes.
« Menace de censure » : ce que nous savons du nouveau département du ministère de l’Intérieur géorgien chargé de superviser la communication publique
Les défenseurs des droits de l’homme estiment que l’objectif du ministère sera d’établir un large contrôle de l’État sur la société.
Selon l’analyste, cette décision du parti au pouvoir laisse penser à la préparation des élections législatives. Il affirme que les autorités cherchent à minimiser les critiques à l’égard du gouvernement pendant la campagne électorale.
Le ministère géorgien de l’Intérieur a créé un nouveau département chargé des discours de haine, dont la tâche principale sera de surveiller et d’identifier les contenus diffusés publiquement qui sont de nature insultante ou contiennent des signes d’une infraction administrative.

Paata Zakareishvili a dit :
Par cette démarche, le parti au pouvoir se prépare aux élections, contrairement à l’opposition, qui n’a pas encore décidé si elle participerait à de telles élections. Le parti au pouvoir veut minimiser toute atteinte à son image. Toute critique du parti peut influencer négativement les électeurs. Cela n’est pas dans son intérêt avant les élections et c’est pourquoi il souhaite façonner à l’avance l’environnement de l’information.»
« C’est une arme à double tranchant. Vous ne pouvez pas punir les gens tout en prétendant défendre les principes démocratiques. Ils essaient de dissimuler un système autoritaire avec des caractéristiques démocratiques. Le calcul ici est que les gens commenceront à s’autocensurer. Peut-être qu’ils convoqueront un ou deux individus à titre d’exemple et lanceront des avertissements. «
Pour notre part, nous ne devons pas devenir plus prudents ni négliger la moindre erreur des hommes politiques du parti au pouvoir. Nous devons documenter les faits. Tôt ou tard, nous devrons juger ce régime, et ces faits seront nécessaires.
Les suspects arrêtés en Géorgie nient les accusations d’espionnage
Avocat : « Avec des preuves de ce niveau, ils peuvent accuser n’importe qui. Ils peuvent simplement prétendre qu’une personne est un espion »

Le nouveau département géorgien des discours de haine