Mécanisme de Moscou contre la Géorgie
Commentant la décision de l’OSCE d’appliquer le mécanisme de Moscou à la Géorgie, l’analyste politique Dimitri Tskitishvili a déclaré que celle-ci évaluerait l’ampleur des actions antidémocratiques du régime et identifierait probablement des violations spécifiques.
Il a averti que cela pourrait conduire à l’isolement international du gouvernement géorgien, voire à une perte d’intérêt de la part de la Russie.
Le 29 janvier, 24 États membres de l’OSCE ont soutenu la décision d’activer le mécanisme de Moscou contre la Géorgie, un outil utilisé en cas de crainte d’une grave détérioration de la situation des droits de l’homme dans un pays.
Cette décision nécessite l’envoi d’une mission d’experts indépendants en Géorgie pour évaluer dans quelle mesure le pays respecte ses engagements envers l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.
Dimitri Tskitishvili: « Si la commission identifie des crimes spécifiques commis par le régime, cela n’entraînera pas automatiquement des sanctions contre tous les dirigeants du gouvernement, mais les accélérera considérablement.
Cette enquête pourrait transformer le parti au pouvoir, Georgian Dream, en paria international.
Pourquoi est-ce important ?!
Ces derniers mois, l’objectif principal de Georgian Dream n’a pas été de rétablir l’intégration du pays dans l’UE, de reconstruire sa légitimité internationale ou de « réinitialiser » ses relations avec les États-Unis. Son véritable objectif est de rétablir et de maintenir les liens commerciaux avec les différents pays.
Mais dans des conditions d’isolement complet, cela deviendra impossible.
Le régime ne pourra plus utiliser le pays pour blanchir des capitaux sanctionnés et illicites et perdra des ressources financières vitales à sa survie.
Un tel système non viable n’intéresse même pas les oligarques russes et n’est pas nécessaire à la Russie. Le « rêve » deviendra pour lui un fardeau et un casse-tête.»
23 pays de l’OSCE soutiennent une enquête sur la Géorgie concernant la détérioration des droits de l’homme
Le mécanisme de Moscou de l’OSCE sera activé sans le consentement du gouvernement, ce qui met en évidence un grave déficit de confiance internationale, selon un expert
