Changements dans le système de santé géorgien
Le ministère géorgien de la Santé a démenti les informations des médias affirmant que les citoyens ayant vécu à l’étranger de manière continue pendant plus de six mois seraient exclus du programme de santé universel du pays. Le ministère affirme que cette interprétation est incorrecte et que les services de base du programme resteront inchangés.
Le 6 janvier 2026, un avis a été publié indiquant que les citoyens séjournant à l’étranger de manière continue pendant plus de six mois seraient exclus de l’inscription au programme de santé universel.
Selon le ministère, la décision ne restreint pas l’accès aux services de santé ni en Géorgie ni pour les citoyens géorgiens vivant à l’étranger. Le changement s’applique uniquement au mécanisme technique de financement des cliniques ambulatoires et n’affecte pas les autres composantes du programme de soins de santé universels, notamment les soins ambulatoires et hospitaliers d’urgence.
Le ministère affirme que le problème concerne le modèle dit de capitation, selon lequel l’État verse aux cliniques un montant fixe, même pour les citoyens qui ne se trouvent pas réellement dans le pays et ne reçoivent pas de services médicaux. La révision de cette pratique, dit-il, est à l’origine de ces changements.
« Pour l’information du public, nous précisons que tous les citoyens géorgiens bénéficiant de services médicaux dans le cadre du programme de soins de santé universels continueront à bénéficier du programme sans aucun changement », a indiqué le ministère. Il a également souligné que le fait d’être à l’étranger ne limite pas le droit d’un citoyen à accéder aux services de santé.
Opinion : Une nouvelle loi sur les délinquants de moins de 14 ans pourrait violer les droits des enfants en Géorgie
Évaluation du Centre géorgien pour la justice sociale
Selon le ministère, une fois de retour en Géorgie, un citoyen peut se réinscrire auprès d’une clinique externe sans aucune restriction bureaucratique. Le ministère affirme que la décision vise à réduire les dépenses non ciblées, à protéger les intérêts des utilisateurs des soins de santé et à renforcer la viabilité financière du programme de santé universel.
Le changement est entré en vigueur le 31 décembre 2025 en vertu d’un arrêté signé par le ministre de la Santé Mikheil Sarjveladze. Malgré les explications du ministère, la décision a soulevé des questions et des inquiétudes au sein du public, en particulier parmi les citoyens qui vivent ou travaillent à l’étranger pendant de longues périodes.
Le ministère de la Santé affirme qu’il continuera à fournir des éclaircissements supplémentaires et à tenir le public informé afin « d’éviter les malentendus causés par des interprétations incorrectes ».
Changements dans le système de santé géorgien