Les négociations Géorgie-UE reportées
Les négociations reportées entre la Géorgie et l’UE sont devenues le principal événement politique du 18 novembre. Le gouvernement géorgien a confirmé que le dialogue annuel sur les droits de l’homme prévu le 21 novembre avait été annulé, des informations suggérant qu’un membre de la délégation géorgienne sanctionné par l’UE avait déclenché la décision.
La chaîne de télévision Formule a indiqué que l’individu en question est le vice-ministre de l’Intérieur Aleksandre Darakhvelidze. Malgré les questions répétées des journalistes, Darakhvelidze n’a ni confirmé ni nié qu’il faisait partie de la délégation, mais il a rejeté l’information.
Suite à l’annulation, le ministère géorgien des Affaires étrangères a déclaré que l’UE avait reporté la réunion pour des raisons « totalement inacceptables » et infondées.
Le ministère a suggéré que le Service européen pour l’action extérieure n’avait guère d’intérêt réel à tenir le dialogue, arguant que Bruxelles n’était pas disposée à entendre la position de la Géorgie, notamment sur les questions invoquées par l’UE pour justifier la suspension du dialogue politique avec Tbilissi.
L’UE approuve de nouvelles règles pour suspendre les voyages sans visa. Qu’est-ce que cela signifie pour la Géorgie ?
« Il est possible que les nouvelles règles soient bientôt appliquées à certains citoyens géorgiens »
Déclaration du ministère géorgien des Affaires étrangères
« La réunion de dialogue sur les droits de l’homme entre la Géorgie et l’UE, prévue le 21 novembre 2025 à Bruxelles, a été reportée quelques jours seulement avant sa date prévue, suite à une décision de l’UE.
À l’heure où, sur la base des conclusions du Conseil de l’UE du 27 juin 2024, la partie européenne a suspendu le dialogue avec la Géorgie à tous les niveaux, la partie géorgienne a considéré cette réunion comme une opportunité de dialoguer avec l’Union européenne, y compris sur des questions pour lesquelles notre société entend souvent des critiques de la part de Bruxelles.
La Géorgie a effectué un travail préparatoire substantiel pour fournir à la partie européenne des informations précises sur tous les points de l’ordre du jour, et la délégation géorgienne a été constituée en conséquence, avec la participation des agences d’État compétentes.
Malheureusement, malgré la volonté de la Géorgie de tenir une réunion de dialogue sur les droits de l’homme avec l’UE, la partie européenne a décidé de la reporter sous un prétexte totalement inacceptable et infondé.
L’utilisation de cette question à des fins de spéculation suscite des doutes justifiés et donne l’impression que le Service européen pour l’action extérieure n’était pas réellement intéressé par la tenue de la réunion et que Bruxelles n’est pas prête à entendre la position motivée de la Géorgie, y compris sur les questions utilisées pour justifier la suspension du dialogue politique avec notre pays.
La Géorgie reste attachée à une approche constructive et estime que le dialogue n’a pas d’alternative dans les relations avec ses partenaires. Une fois que le dialogue politique suspendu par Bruxelles sera pleinement rétabli, nous envisagerons de participer à des formats de dialogue avec l’Union européenne dans divers domaines.
Les négociations Géorgie-UE reportées