Une enquête révèle que 49 % des Géorgiens estiment que leur pays n’avance pas dans la bonne direction vers l’UE.

Une enquête d’EU Neighbours East révèle que 71 % des Géorgiens soutiennent l’adhésion du pays à l’UE, tandis que 49 % pensent que la Géorgie ne progresse pas dans la bonne direction vers l’adhésion.

Selon l’enquête, davantage de Géorgiens ont rapporté une image négative de l’UE au cours des dernières années, avec 48 % des personnes interrogées ayant une vision négative du bloc en 2025 et 50 % en 2026, contre 32 % en 2024.

En 2025, 43 % des personnes interrogées avaient une opinion positive de l’UE, tandis que 50 % avaient une opinion favorable de l’UE en 2026, soit une forte baisse par rapport aux 60 % de 2024.

La confiance dans l’UE semble également s’être érodée, puisque 81 % des personnes interrogées déclarent faire confiance au bloc en 2024, tandis qu’en 2025 et 2026, 67 % déclarent faire confiance à l’UE.

Les personnes interrogées ont également noté que les relations avec l’UE se détériorent régulièrement depuis 2024, passant de 87 % à 63 % en 2025 et à 60 % en 2026.

Concernant les problèmes les plus urgents auxquels la Géorgie est confrontée, la grande majorité des personnes interrogées ont répondu par le chômage (69 %), suivi par la pauvreté (58 %) et les bas salaires ou pensions (57 %). Seuls 11 % estiment que l’état de la démocratie en Géorgie constitue le problème le plus difficile.

Lorsqu’on leur a demandé quels domaines, selon eux, l’UE devrait jouer un rôle plus important dans le soutien à la Géorgie, 36 % ont répondu en citant l’éducation, 34 % le développement économique et le commerce et 33 % les soins de santé.

Selon l’enquête, 27 % des personnes interrogées pensaient que la Géorgie remplirait ses critères d’adhésion à l’UE et deviendrait un État membre d’ici cinq ans, tandis que 24 % pensaient que la Géorgie deviendrait un État membre d’ici cinq à quinze ans. La grande majorité (34%) estime que le manque de volonté politique en Géorgie constitue le principal obstacle à l’adhésion du pays à l’UE.

Ce chiffre est suivi par 13 % qui considèrent les conflits territoriaux non résolus comme un obstacle majeur, et par 13 % qui pensent que la Géorgie ne peut pas remplir les critères d’adhésion.

La baisse marquée des attitudes à l’égard de l’UE semble avoir coïncidé avec l’annonce du gouvernement de suspendre temporairement l’intégration européenne en décembre 2024. Cette annonce a suscité des vagues de protestations qui se poursuivent encore aujourd’hui.

Bien que les relations officielles entre l’UE et la Géorgie soient au plus bas, Tbilissi a demandé mi-juin au Luxembourg de l’aider à amener Bruxelles à reprendre le dialogue.