Géorgie : Kobakhidze accuse l’UE
Le Premier ministre Georgian Dream, Irakli Kobakhidze, s’est moqué d’un document publié le 17 décembre par la présidence du Conseil de l’UE, qui contenait des évaluations critiques de la situation en Géorgie.
Kobakhidze a déclaré que l’UE « a décidé d’admettre sa responsabilité dans les actions criminelles de l’opposition et des militants géorgiens » et a ajouté que, personnellement, il « n’aurait pas assumé la responsabilité des actions dirigées contre l’État géorgien ».
La présidence du Conseil de l’UE a appelé les autorités géorgiennes à « abroger les lois répressives, à libérer tous les hommes politiques, journalistes et militants injustement détenus et à cesser de recourir à une rhétorique agressive à l’égard de l’Union européenne ». Il a déclaré que « les actions des autorités géorgiennes ne répondent pas aux attentes de l’UE à l’égard d’un pays candidat ».
Le document a été soutenu par 26 délégations. Cependant, la Hongrie ne l’a pas soutenu et, faute de consensus, il a été publié au nom de la présidence.
Le Conseil d’élargissement de l’UE exhorte les autorités géorgiennes à mettre fin à la répression et à mener des réformes
Les conclusions indiquent que « les actions des autorités géorgiennes ne répondent pas aux attentes de l’UE à l’égard d’un pays candidat ».

Irakli Kobakhidzé :
« En Géorgie, des personnes ayant directement participé aux processus révolutionnaires et aux attaques contre les institutions de l’État ont été arrêtées.
En appelant à leur libération, la bureaucratie européenne assume en réalité la responsabilité de ces actes contre l’État et l’ordre constitutionnel.
Si j’étais à la place de la bureaucratie européenne, je n’assumerais pas la responsabilité de tels actes criminels.
Quant aux lois que l’UE appelle à abroger, il s’agit de la « Loi sur la transparence des activités financières » et il n’y a aucune raison de la critiquer. Cette loi nous a permis de nommer ce qu’on appelle les ONG et ce qu’on appelle la société civile.
Les agents étrangers reçurent en effet leurs vrais noms. Et cela ne plaît pas à quelqu’un dans la bureaucratie européenne.
Là aussi, si j’étais à leur place, je n’assumerais pas la responsabilité des actions anti-étatiques menées au fil des années par certaines organisations, les soi-disant ONG, la soi-disant société civile.
Je considère le document présenté par la présidence du Conseil de l’UE comme un aveu de leur responsabilité dans les actions criminelles et anti-étatiques commises contre le peuple géorgien et l’État géorgien.»
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