Les ministres des Affaires étrangères de l’UE critiquent la Géorgie
Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’UE affirment que leur message à la Géorgie comporte deux volets : le soutien aux aspirations européennes de la société géorgienne et la vive critique de l’orientation politique du gouvernement.
Selon eux, le recul démocratique, les mesures prises contre l’opposition et les questions liées à la liberté des médias sont les principales raisons pour lesquelles Bruxelles a adopté un ton plus dur envers la Géorgie, et la question des sanctions est de nouveau à l’ordre du jour.
Les ministres ont fait ces remarques à Luxembourg avant la réunion du Conseil des Affaires étrangères de l’UE. Leurs commentaires ont été enregistrés par Tamar Nutsubidze, rédactrice en chef de l’Euroscope.
Le rapport du Mécanisme de Moscou de l’OSCE met en garde contre une aggravation de la situation des droits humains en Géorgie
Le rapport décrit en détail la situation en Géorgie depuis le début de 2024 jusqu’à aujourd’hui.

La haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, a déclaré que l’Union européenne soutenait le peuple géorgien, mais pas son gouvernement.
Selon elle, la voie choisie par les autorités géorgiennes – répression contre l’opposition, restrictions de la liberté des médias et modifications législatives – est inacceptable pour l’UE et de réels progrès sont nécessaires.
Kallas a également suggéré qu’à la suite des changements politiques en Hongrie, les discussions sur des questions jusqu’alors bloquées par ce pays pourraient reprendre, y compris la question des sanctions personnelles contre les politiciens et responsables géorgiens.
Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Kęstutis Budrys, a déclaré que l’Union européenne avait réagi trop tard. Selon lui, la Lituanie réclamait depuis plus d’un an des sanctions au niveau de l’UE, mais les retards dans la prise de décision ont permis à la situation démocratique en Géorgie de se détériorer davantage. Budrys a souligné qu’en tant que pays candidat à l’UE, la Géorgie doit respecter les normes démocratiques ; à défaut, son statut de candidat pourrait être reconsidéré.
Le ministre estonien des Affaires étrangères, Margus Tsahkna, a déclaré que l’UE devrait imposer des sanctions personnelles à ceux qui entravent les processus démocratiques, soulignant que l’Estonie prend déjà de telles mesures au niveau national.
Les députés demandent des sanctions contre les chaînes de télévision géorgiennes Imedi, POSTV et Rustavi 2
Les députés estiment que les chaînes servent les intérêts du rêve géorgien plutôt que ceux du journalisme indépendant


La ministre roumaine des Affaires étrangères, Oana-Silvia Toiu, a déclaré que le peuple géorgien est fermement lié à l’idée européenne, mais que des réformes sont nécessaires pour continuer sur cette voie.
Elle a souligné que les dirigeants de l’opposition détenus doivent avoir droit à un procès équitable et que le système judiciaire ne devrait pas être utilisé comme un outil pour s’immiscer dans les processus politiques.
Toiu a également souligné les préoccupations en matière de sécurité, soulignant que le renforcement d’une alternative pro-européenne pourrait servir de contrepoids à l’influence pro-russe.
La ministre irlandaise des Affaires étrangères, Helen McEntee, a déclaré qu’il était important que la Géorgie reste à l’ordre du jour et que la coopération se poursuive tant avec les autorités qu’avec la société. Elle a souligné que l’UE doit rester engagée et accorder une attention particulière aux défis émergents du pays, afin que les réformes deviennent une véritable priorité.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a déclaré que l’UE devrait aider la Géorgie à poursuivre sur la voie souhaitée par la majorité de sa population : l’intégration européenne. Il a déclaré que le soutien était destiné au peuple géorgien afin de garantir que le pays maintienne un développement démocratique et pacifique dans une direction européenne.
Le groupe « Patriotes pour l’Europe au Congrès » formé à Strasbourg, rejoint par le parti au pouvoir en Géorgie
Dans les déclarations du nouveau groupe, la notion de souveraineté occupe le devant de la scène

Actualités en Géorgie