Espionnage en Géorgie
Le Service de sécurité de l’État géorgien (SSG) affirme que le département de contre-espionnage a arrêté un citoyen géorgien pour espionnage. Selon l’agence, il a collecté et transmis des informations pour le compte d’un service de renseignement étranger.
SSG rapporte également que deux autres citoyens géorgiens sont impliqués dans des crimes similaires. Ils se trouvent actuellement à l’extérieur du pays ; des accusations seront portées par contumace et ils seront inscrits sur des listes internationales de personnes recherchées via Interpol.
Ce que dit l’enquête
Selon l’enquête, le détenu a été recruté par un service de renseignement étranger et lui a donné un nom de code. En échange d’une rémunération, il était chargé de collecter et de transmettre divers types d’informations au détriment des intérêts de la Géorgie.
Les tâches comprenaient la collecte de données sur les structures géorgiennes chargées de l’application des lois, notamment les emplacements, les forces et les ressources du service de sécurité de l’État, du ministère de l’Intérieur et du ministère de la Défense, ainsi que la prise de photos et de vidéos de ces installations.
Opinion : « Les chefs des services de sécurité ne devraient pas être changés comme des chaussettes »
En 10 ans, le parti au pouvoir, le Rêve géorgien, a remplacé pour la cinquième fois le chef du Service de sécurité de l’État.
En outre, selon l’enquête, les informations concernaient des infrastructures d’importance stratégique, notamment des ponts, des autoroutes et des voies ferrées, ainsi que d’autres installations, y compris des données sur leur emplacement et du matériel visuel.
Selon le SSG, deux autres citoyens géorgiens recrutés par le même service de renseignement étranger ont reçu des missions similaires.
L’agence note que, compte tenu de la nature de l’affaire, les mesures opérationnelles et d’enquête ont été menées sur une période prolongée.
Le SSG n’a pas précisé à quel service de renseignement du pays bénéficiait l’espionnage présumé.
La personne détenue a été inculpée en vertu de la partie 1 de l’article 314 du Code pénal géorgien, qui est passible d’une peine de 8 à 12 ans de prison. La même accusation sera portée par contumace contre les deux autres.
Deux personnes arrêtées en Géorgie pour avoir rejoint l’État islamique
L’une des personnes arrêtées est un ressortissant étranger, tandis que l’autre est un citoyen géorgien.

Actualités en Géorgie
Espionnage en Géorgie